20 petites choses sur moi

Parce que cette chaine tournait sur instagram, je me suis prise au jeu et vous livre donc 20 petits trucs sur moi :

Petite j’étais boulotte. A 20 ans je me suis vraiment affinée et il y a encore 5 ans je pesais 49 kg. Aujourd’hui je pèse minimum 6 kg de plus, je ne rentre pas une cuisse dans mon ancien 34, j’ai des fesses trop grasses à mon goût, les bras qui commencent à pendre, et la taille moins marquée mais je me préfère 1000 fois comme ça.

Je parle mal. Je me suis nettement améliorée depuis que je suis Maman mais je suis cette fille qui peut choquer une tablée de 10 mecs avec une simple phrase. Et j’assume ! (et j’en joue aussi, j’avoue).

Avec mon amoureux nous sommes ensemble depuis 12 ans. Avant lui je n’ai eu qu’un « 1er amour » à 15 ans …. qui a duré environ 4 jours « lol ». Quelques copains ensuite, mais rien de très sérieux.

J’ai toujours été très compétitrice et carriériste. Je ne sais pas « jouer » sans être là pour gagner (ne joue surtout jamais au jungle speed avec moi, tu risques d’y perdre un œil), je ne sais pas faire quelque chose sans enjeu et je ne lâche jamais, un vrai pitt bull.

Je ne sais pas vivre sans avoir de « projet ». Un bébé, un voyage, une maison, un travail, si je n’ai pas de carotte ou que je ne sais pas pourquoi je me lève le matin, je suis en dépression.

Je suis très capricieuse. Si je veux quelques chose c’est tout de suite. Je ne supporte pas qu’on me dise non, à l’image d’un enfant de 3 ans. Avant je le prenais pour moi, maintenant j’ai compris que parfois les gens n’ont juste pas envie de faire ce que je voudrais qu’ils fassent.

Depuis toute petite je vénère les cheveux longs. Après être passé par quelques désastres capillaires, à 30 ans passés, il aura fallu une grossesse pour changer la nature de mes cheveux et enfin avoir ce dont je rêve depuis 20 ans !

Je suis hyper rancunière. Si tu me blesse vraiment par un acte ou une parole, je vais le ruminer pendant des jours/semaines/mois. Et vu que je suis aussi très susceptible, je suis facilement véxable. Certains diront « relou », je préfère dire « sensible ».

Rien ne me fait peur dans le quotidien de la vie. Heureusement que mon mec est beaucoup plus raisonné que moi sinon j’aurai fait pété mon sterilet quand SweetL avait 9 mois, je serai partie à l’autre bout du monde aux 18 mois de SweetL qui n’enchainait pas plus de 3h de sommeil consécutif, on aurait acheté un entrepot en ruine pour y fabriquer de nos mains une maison, bref, je pars dans tous les sens parfois !

Je n’aime pas les légumes ! Si je pouvais me nourrir exclusivement de pâtes je serai la plus heureuse.

Avant je ne voulais pas entendre parler d’enfants. Maintenant j’en voudrais 3 ou 4, quand je vois ces grandes tribus ça me fait rêver. J’aurai même voulu avoir des enfants rapprochés mais… c’est loupé !

J’ai grandi avec ma Maman et mon beau père, mon père était un grand adolescent qui ne prenait pas ses responsabilités et qui s’occupait de moi quand il n’avait rien d’autre à faire. Son manque de psychologie m’a énormément fait souffrir. « Et ben ma fille, tu vas finir par faire pêter les coutures de ton maillot de bain à ce rythme » J’avais environ 6 ans, je me rappelle encore dudit maillot de bain et je me souviens avoir passé 1h à « nager sous l’eau » pour cacher mes larmes. Je me suis promis que jamais mes enfants ne souffriraient de ce manque (de considération / d’amour / de présence rayer la mention inutile).

On rêve avec chéri de partir faire un tour du monde en van avec nos enfants. On le fera un jour. Peut être pas un tour du monde. Peut être pas pendant 2 ans. Mais on le fera.

Je suis une grande nerveuse. Je dors avec une goutière car je passe la nuit à grincer et me limer les dents. Je me lève régulièrement avec des courbatures aux mâchoires

J’ai 4 demi-frères. 1 demi-frère maternel avec lequel j’ai grandi, 1 demi-frère paternel qui a 13 ans de moins que moi et avec lequel je n’ai jamais vecu et 2 demi-frères par alliance que je ne connais que depuis 12 ans. Moi qui rêvait d’avoir une sœur c’est loupé !

Je déteste mes jambes et plus particulièrement mes genoux et mes cuisses devenus gras à souhait depuis je me suis encombrée de 18kg pendant ma grossesse

j’ai fait 15 ans d’équitation avec concours et tout le bazar et j’ai arrêté du jour au lendemain car je n’ai pas supporté la pression qu’on me mettait et je ne savais pas gérer mon stress #teamflipette

Mon job ne me fait plus rêver depuis que SweetL est là, je rêve de reconversion et je rêve d’un boulot qui a du sens dans ma (la) vie

J’ai passé 15 ans de ma vie en vacances à l’autre bout du monde chez mon père qui a vécu à Mayotte de nombreuses années. L’Océan Indien n’a plus de secret pour moi.

 

Et voilà 🙂

Coeur sur vous, et bonnes vacances !

 

 

 

 

 

Ah tiens, le bonheur !

Après des semaines, des mois de galère avec un SweetL débordant de mauvaises ondes nous avons enfin trouvé l’apaisement depuis quelques semaines. J’espère que de l’écrire de nous portera pas le mauvais œil parce que PUTAIN que la vie est douce avec un enfant « normal ».

Ouais, elle l’a écrit. Un enfant NORMAL ! Un enfant qui ne se tape pas la tête par terre pour une banane cassée en deux, un enfant qui ne hurle pas à vomir au mot « dodo », un enfant qui oublie vite le non grâce au moindre tour de passe passe détournant son attention.

Parce que oui le début d’année a été difficile. Oui j’ai passé des semaines à pleurer chaque soir me demandant ce qu’on avait de mal pour qu’il ait si peu d’estime et de confiance en lui. Oui je suis allée bosser le matin en pleurant toutes les larmes de mon corps pendant mon petit trajet de 10 minutes. Oui je lui ai hurlé dessus des choses horribles quand au bout de 3h de lutte acharnée il ne dormait encore pas alors qu’il était épuisé. Oui je me suis dis que nous allions consulter quand dans ses crises de nerf je ne pouvais même pas le regarder ou le toucher parce que j’étais trop méchante, parce qu’il ne m’aimait pas ou parce qu’il ne voulait que Papa. Sincèrement, oui, je me suis dis qu’on était de mauvais parents. Oui, je me suis dit qu’on avait foutu sa vie en l’air et que jamais il ne réussirait à gérer la moindre émotion.

 

Aujourd’hui, il nous arrive un truc totalement dingue et certains mots sont apparus chez nous comme par magie comme « d’accord Maman ».

Maman, je peux faire ça ? Non mon lapin. D’accord Maman.

La première fois ça fait bizarre. Je suis restée interloquée, bouche ouverte, à regarder mon Homme les yeux ébahis. Mais on s’y fait vite. On s’en délecte vite.

Et puis depuis qu’il a trouvé l’apaisement, il y a moins de monde dans sa tête ce qui lui permet de mieux comprendre ce qui s’y passe. Au lieu de hurler, de me dire pousse toi Maman t’aime pas moi, il me dit de sa petite voix « Papa manqué moi, trop manqué moi ». Et un simple « Papa revient dans un dodo mon bébé, ça sera vite là » réussi à l’apaiser pour s’endormir.

Le matin, pour aller à la crèche, à la phrase totalement anodine mais devenue si problématique « SweetL, donne-moi la main » j’ai comme réponse une petite main toute douce qui se tend vers moi et qui me sert fort. Et on arrive à la crèche comme ça, main dans la main, on ne transpire pas, on n’est pas tout rouge, on ne se crie pas dessus, ma tresse est encore en place. Et là je vois en nous toutes ces Mamans qui me faisaient rêver il y a encore quelques semaines. Je suis cette Maman. Et je suis tellement fière d’être cette Maman. Alors je lui dis que je suis fière à chaque fois que sa petite main attrape la mienne. Fière de lui, fière parce qu’il est grand et raisonnable, fière parce que tout ça nous rend tous plus heureux.

Voilà, je pourrais vous en faire une liste longue comme le bras de ces petites choses qui ont rendu notre quotidien si doux, si beau, si agréable. Je vais vous épargner un déballage de bonheur inapproprié.

Mais à toutes les Mamans qui arrivent trempées à la crèche et qui en repartent en pleurant. A toutes les Mamans qui ont plutôt envie de se jeter sous un bus plutôt que de rentrer chez elle retrouver l’enfer du 18/20h. A toutes les Mamans désespérées. Ca va venir, je vous le promets. Le bonheur, l’apaisement, ça va venir. Persévérez.

Certaines périodes difficiles sont compliquées à gérer, pour eux comme pour nous, elles sont épuisantes, on a envie de baisser les bras, on a envie de renoncer. Mais à grand coup d’amour, si on ne lâche rien, vous allez l’avoir votre petit bonheur.

PS : Si dans 2 mois je reviens vous voir en vous disant que je n’en peux plus, rappelez le moi svp !

PS 2 : SweetL est sous traitement homéopathique qui, je le pense sincèrement, nous a vraiment aidé. Je n’y croyais pas une seule seconde mais il faut l’admettre, quand on arrête, il redevient infecte, quand on recommence, il s’adoucit comme un agneau …

LIAM coeur

 

Aux alentours de 20h

Il y a 12 ans, aux alentours de 20h, notre vie commençait. 
Nous étions des bébés. Moi, juste 20 ans, je n’avais jamais eu de vraie relation amoureuse. Lui, juste 23 ans, était beau comme un dieu, était la gentillesse incarnée, il avait une voiture de grand et il était gentleman. Apres des semaines à apprendre à se connaître on devenait un « nous ». 

Des années à s’aimer à distance à 200 km l’un de l’autre, on etait étudiants. Des années à s’aimer par texto la semaine et à se retrouver tous les week end. 

On réussi enfin à vivre dans la même ville. On finit par s’installer ensemble. On a une vie d’étudiants, on fait les grands, et puis on finit par s’éloigner l’un de l’autre. On a plus 20 ans. 

Un jour, sans qu’on s’en aperçoive, un fossé commence à se creuser. Un jour, sans qu’on ne réagisse, nos chemins se séparent. On commence à grandir chacun de notre côté, on fait des erreurs. 

Un jour tout s’effondre. Il y a 7 ans, aux alentours de 20h. Nous avons pris l’autoroute à contre sens. Nos chemins sont trop éloignés pour qu’on retrouve le bon. 

Une descente aux enfers. Mon monde qui s’effondre.

Des larmes intarissables, une Maman qui redevient mon essentiel, pour pleurer, pour l’entendre me dire que tout ira bien. Des amis qui deviennent indispensables pour combler ce vide que je n’arrive pas à affronter. 

Chaque minute seule me semble être un nouveau coup de poignard. Je ne mange plus, je pers du poids, je bois beaucoup pour tout vomir avant, enfin, de réussir à m’effondrer d’épuisement. 

Chaque matin je me réveille en espérant que ce cauchemars n’était qu’un mauvais rêve. Chaque matin je déchante et me rappelle que j’ai bel et bien perdu mon âme soeur. Ma moitié, mon partenaire de vie, mon ami. Perdu. 

Quelques médocs et une force de caractère trouvée je ne sais où m’aident à remonter la pente. Je réussi à sortir la tête de l’eau, je réussi à redevenir la femme forte que j’étais, à ne plus être qu’une ombre de moi même. J’ai mal mais il faut avancer. On se sépare réellement physiquement quelques semaines plus tard, nouvel appart de célibataire, nouvelle vie de célibataire, ma vie n’est pas celle que je m’étais choisie mais j’essaye d’en tirer le meilleur. 

La fête. Je ne fais que ça pour oublier que dans mon coeur tout est froid. Il serait mort que je ne serai pas plus triste, à la seule différence que la colère m’aide à tenir debout. Ma maman m’a dit « quand la colère sera passée tu seras à nouveau triste puis ça sera l’apaisement ». 

Mais jamais je ne l’ai trouvé l’apaisement. C’était Lui et aucun autre. J’ai cherché un « autre » mais aucun n’était lui. 

Et puis un jour je vois son nom dans ma boîte mail. Mon coeur sort par ma bouche, mon estomac descend de 40 cm dans mon corps. Il prenait des nouvelles. Il me souhaitait un joyeux Noël.

Je fais la forte, je fais illusion. Tout va bien pour moi, je suis heureuse. 

Et puis les semaines passent, nous nous écrivons, nous nous croisons, nous nous voyons. 6 mois. 6 mois à se tourner autour. Comme deux adolescents. 

Moi je ne veux pas. J’ai peur. Peur d’être à nouveau déçue par la vie, peur de Lui rouvrir mon coeur et de m’effondrer à nouveau. Ma maman, toujours elle, me dit « si c’est lui alors il faut essayer. Ne lui ferme pas ton coeur par fierté car ça, tu le regretteras toute ta vie ». 

Voila comment 9 mois après, notre 2ème vie à deux commençait. 

On a mis des mois à redevenir ce « nous ». 

On a réappris à se connaître. 

J’avais l’impression d’avoir retrouvé mon amoureux que je croyais mort à la guerre. 

J’ai mis des mois, des années, à guérir ma blessure. Je lui avais promis que je ne ferais pas semblant. Je lui avais promis que jamais je ne lui reprocherait rien. Alors j’ai pris mon temps. On a pris notre temps pour se reconstruire encore plus forts qu’avant. Parce que cette fois, je le savais, plus rien ne nous détruirait. Cette épreuve nécessaire nous a fait réaliser que c’était « nous » et personne d’autre. Malgré les difficultés de la vie. Malgré les épreuves. 

Il y a 12 ans, aux alentours de 20h, notre 1ère vie commençait. 

Aujourd’hui ca fait 12 ans que je sais que j’ai trouvé mon âme sœur. 

L’éclaircie après la tempête 

Celles qui me suivent sur Instagram le savent, ces 4 derniers mois ont été très éprouvants pour nous 3 avec un SweetL plus que difficile. Une année 2017 qui débutait pourtant bien et puis un Papa qui est parti 1 semaine en déplacement. Et la, le début du tunnel. 3 mois de nuits absolument horribles avec entre 3 et 10 réveils par nuit. Un passage dans le lit de grand plus que chaotique avec une visite nocturne dans notre chambre toutes les heures. Un grand bébé qui souffre d’une peur de l’abandon surdimensionnée, un petit garçon en détresse totale, des parents au bout du rouleau. 
« Et t’as essayé l’homéopathie? » 

Je n’y crois pas et pourtant… Ca ne coûte rien. Il faut trouver une solution pour l’apaiser. 

6 semaines plus tard je peux enfin dire qu’on a retrouvé notre enfant. On avait oublié à quel point la vie peut être douce à ses côtés. 

Moi qui certains soirs avait peur de rentrer du travail, peur de l’état dans lequel j’allais le trouver, peur de vraiment toucher le fond tellement je m’inquiétais pour lui. Aujourd’hui je cours de nouveau chaque soir pour le retrouver. Pour le retrouver lui, sa joie de vivre, sa bonne humeur. 

Enfin, son rire retenti de nouveau dans notre maison. Enfin, son sourire a pris la place des larmes et des cris de frustration. Enfin, on est de nouveau une famille épanouie. 

On a, je pense, vécu un terrible two poussé très loin. On a été pas loin de toucher le fond, moi surtout, maman angoissée on ne se refait pas. On a peut être gâché sa vie avec une seule petite erreur? Et si il était encore comme ca en grandissant, comment va-t-il survivre dans notre monde? 

Et un matin… apres quelques nuits « moins pires »…. « non mon Loulou, tu ne peux pas faire ca ». D’accord Maman. 

Il m’a dit d’accord. Il a accepté ce « non » et est parti faire autre chose. 

Depuis ce matin la, nos journées sont rythmée par son humour dont nous sommes des plus grands fans, sa malice qui nous fait sourire et nous empli de fierté, son rire si communicatif, ses yeux plein d’étoiles à chaque fois qu’on lui dit qu’on est fiers de lui. 
Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus de crise. Quand la pression commence à monter c’est qu’il est l’heure d’aller se coucher. 

Aujourd’hui on arrive à détourner son attention d’un objet convoité interdit en 2 secondes et une petite phrase.

Aujourd’hui on lui dit NON sans que cela déclenche une guerre nucléaire.
Aujourd’hui on vit tout simplement. Fini la survie, on vit tout court. Et on souffle aussi… 
Que la vie est facile quand on ne s’angoisse pas chaque jour qui passe pour le bien etre mental de son enfant.
J’écris cet article pour me souvenir. Me souvenir qu’au bout du tunnel il y a toujours la lumière. Me souvenir que dans ces périodes de tourmente il y a toujours l’apaisement à la clef, quelque part. 
Est ce l’homéopathie? Est ce cette dernière molaire qui a fini par percer? On ne le saura jamais. Mais on savoure… 
Je sais que dans quelques jours, semaines ou mois nous serons de nouveau confrontés à une période « difficile ». SweetL fonctionne comme ca, pas phase, par cycle. Mais je ne veux pas oublier, quand cette nouvelle phase arrivera, qu’elle repartira comme elle est venue. 
Que je t’aime mon Lapin quand tu es épanoui. Que j’aime vivre à tes côtés. Que j’aime te voir grandir. 

Notre petit quotidien (bien) huilé … ou pas !

Parce qu’écrire ses états d’âme morbides et désespérés ça va 5 minutes, aujourd’hui je vous fais un petit billet sur notre quotidien, ce qui n’a donc RIEN A VOIR avec ce que j’écris habituellement. On verra si je réitère l’expérience par la suite J

Nous avons une situation un peu particulière à la maison. Si moi j’ai des horaires de bureau qui ne changent pas, à l’exception d’une réunion tardive de temps en temps et de quelques déplacements pro, le chéri lui a un rythme totalement atypique ! Il peut travailler 6 jours dans la semaine comme ne pas travailler du tout. Il peut travailler à la journée comme il peut partir 1 semaine complète en déplacement. Bref, chez nous, le calendrier sur la porte du frigo n’est pas un mythe mais une obligation !

SweetL va à la crèche 3 jours par semaine, du mardi au jeudi. Le lundi et le vendredi il reste à la maison avec son Papa. Et quand Papa bosse et qu’il n’y a pas de dispo supplémentaires à la crèche, Maman pose un RTT ou alors on fait venir les grands parents qui se font une joie de passer une journée entière avec lui.

Grosso modo, je gère le matin, papa gère le soir. Si Papa ne travaille pas il gère les multiples réveils nocturnes et récupère le matin avec une mini grasse mat. Si Papa travaille …. Je me fais avoir ! 😉

Les Lundi et Vendredi sont donc les jours où j’arrive au boulot à l’heure puisque généralement je laisse Papa dormir jusqu’au moment où je pars MAIS je lui laisse le paquet en pyjama, à peine nourri, couche pleine en train de végéter devant Peppa Pig (Montessori, si tu passes dans le coin, fais demi-tour).

Les autres jours de la semaine par contre il me faut être un peu plus organisée. Ça fait 2 ans que j’essaye de me lever avant SweetL pour avoir le temps de me doucher et me préparer avant qu’il se lève. Sauf qu’il est né avec l’option se réveille à l’aube (voir bien avant l’aube) donc ça fait globalement 2 ans que je n’ai pas entendu mon réveil sonner.

SweetL arrive généralement dans notre chambre entre 6h et 7h (ok, plutôt 6 que 7) avec ses 8 doudous dans les bras et avant même de nous dire bonjour il nous fait le compte rendu détaillé de toutes les frasques nocturnes de ses doudous. « Lapin tombé du lit Maman, polisson lapin, moi mis au coin lapin » « doudou parti travail, fais biyou avant partir travail doudou ». Si c’est une heure descente pour se lever je le happe à la va vite pour ne pas qu’il réveille son père (sinon j’essaye de le coller dans le lit avec nous pour gratter une petite demi-heure de sommeil).

Je le prends avec moi dans la salle de bain pendant que je me prépare. Il est plutôt cool parce qu’en général il ne bouge pas (bon j’avoue, depuis quelques semaines il a pris la mauvaise habitude de se regarder un petit dessin animé sur mon téléphone, assis sur le marche pied de la salle de bain, et me crie dessus à chaque fois qu’il prend une goutte d’eau). Puis petit dej. Et départ à la crèche entre 8h et 8h30. On a la chance d’habiter un petit village, on va à la crèche à pied puisqu’elle est à environ 150m de la maison. SweetL choisi s’il veut y aller en trottinette ou en draisienne. Sachant qu’une nouvelle règle a fait son apparition depuis quelques temps. S’il y a le moindre caprice le matin, privé d’objet roulant. La 1ère fois ça a été un drame intersidéral. Mais il a TRES vite compris. Le trajet peut donc prendre 5 minutes comme 25 minutes avec le combo caprices/hurlements/roulage par terre sur le passage piéton. Je dois avouer que depuis quelques semaines je le prends de manière plus calme (je ne suis pas du matin et lui non plus, je vous laisse imaginer nos discussions au petit dej) et du coup tout va beaucoup mieux. J’ai enfin compris qu’en perdant 1 minutes à le câliner pour ne pas qu’il monte en pression je gagne 15 minutes de caprice inutile. 2 ans ½ pour comprendre ça ….

Une fois déposé à la crèche, je cours au boulot, il est entre 8h15 et 8h55, chez nous aucune journée ne se ressemble et tout dépend de l’heure de lever de Monsieur. Encore une fois, une chance, je bosse à 8 minutes en voiture.

Le soir Papa le récupère à 17h45 quand il ne bosse pas, sinon c’est moi (dans ce cas ça signifie que je me suis fait une journée non-stop sans pause dej pour justifier mon 8h30-17h30). Il est à la maison aux alentours de 18h. Chez nous la course du soir n’existe pas et on en est TRES reconnaissants. On rentre tôt et on en a qu’un à gérer. Généralement Papa va au bain et moi je prépare à manger en rentrant du travail. Les garçons descendent aux alentours de 18h45. SweetL mange à 19h pétantes sinon après il commence à fatiguer et devient ingérable. On ne mange pas encore avec lui le soir. C’est notre seul moment « à la cool » où on est que tous les 2 et on veut le conserver autant que possible (et oui oui nous assumons parfaitement).

A 19h45 on commence à embrayer le « allez au dodo ». Théoriquement à 20h il est couché et à 20h30 on se pose pour enfin manger. Théoriquement. Depuis le changement d’heure il lui arrive de galérer pendant 1h30 pour s’endormir. Mais, contre toute attente, il est sympa, parce qu’il reste dans son lit et ne dit rien. Il se passe en général une bonne heure avant qu’il nous appelle car il n’arrive pas à dormir. Et puis il fait beau et jour tard donc, en ce moment, il se couche un peu plus tard.

La rentrée à l’école va nous bousculer un peu en Septembre puisque nous aurons un impératif horaire à respecter (j’ai peur). En attendant on profite et on savoure. On savoure aussi de n’en avoir qu’un à gérer. Un qui déteste la contrainte, certes, mais un seul quand même. Quand il faut le prendre à l’horizontal sous le bras pour réussir à traverser la place du village c’est toujours plus pratique de n’en avoir qu’un !

Et chez vous alors, c’est plutôt militaire ou plutôt cool le quotidien ?

Et si c’était la dernière fois que tu les voyais ?

Depuis toujours et pour je ne sais quelle raison, une chose me terrifie. Et cette chose me fait encore plus peur depuis que je suis devenue Maman. La mort.

Il n’y a pas un jour qui passe sans que je me dise « Et si … ».

Je n’ai pourtant vécu aucune perte tragique en dehors des suites logiques de la vie. Je dirais même que j’ai assisté à quelques petits miracles dont celui du cancer du sein de ma Maman qui s’est soldé par une victoire par KO très rapidement. Mon grand-père revenu d’entre les morts à presque 80 ans. Et pourtant …

Je vis avec la constante peur de perdre quelqu’un de proche. Mon homme et mon fils en tête de liste bien évidemment.

Chaque fois que je les vois partir en voiture pour un trajet un peu plus long que les trajets quotidiens je ne peux m’empêcher de me dire que c’est peut-être la dernière fois que je les vois vivants.

Chaque fois qu’un évènement dramatique arrive à mes oreilles je ne peux m’empêcher de me dire que ça aurait pu être nous, eux, lui.

Alors plus le temps passe plus je me dis qu’il faudrait que je consulte. Cela ne m’empêche pas de vivre. Cela ne m’empêche pas de faire les choses. Pas encore. Mais est-ce que ça va venir ?

Je viens d’une famille Italienne où le « mauvais œil » existe. Le mauvais œil est jeté sur une personne que les gens envient. Ma grand-mère conjure le mauvais œil. Je ne dis pas que je crois en ces choses. Mais je ne dis pas que je n’y crois pas non plus. La légende raconte aussi que notre famille est à l’abri du malheur pour 7 générations. Je suis la 3ème. Je devrais donc être tranquille.

Ma mère est la personne la plus naïve qui existe à ce sujet. Quand j’avais 18 ans j’ai eu un gros accident de voiture duquel je suis sortie miraculeusement indemne. Les gendarmes sont allés frapper à la porte de mes parents à 2h du matin « votre fille a eu un accident de voiture ». Ma mère a pris le temps de se maquiller avant de venir à l’hôpital. Naïve je vous dis.

Alors d’où vient cette peur ? D’où vient cette sensation que la mort peut se trouver à chaque coin de rue et que notre vie peut basculer dans le néant à chaque seconde ?

Je suis née presque morte. Trois tour de cordon autour du cou, ma mère a poussé comme une folle pendant 1h pour me faire sortir en vain. Jusqu’à ce que le liquide amniotique devienne bleu et que les médecins de l’époque comprennent que je suis en train de m’étouffer. Césarienne d’urgence, on me sort, je suis bleue. Je suis vivante mais aucun pronostique n’est donné sur mes chances d’être « normale ». C’est il y a longtemps, à cette époque on ne savait pas, il fallait juste attendre de voir si j’évoluerais de manière normale.

Parait-il que tous les bébés ont une angoisse de la mort quelque part au fond d’eux. Angoisse liée à notre naissance à tous. Qu’elle se passe bien ou non.

L’histoire se répète quelques années plus tard avec la naissance de mon fils que je vous avais raconté il y a quelques mois. Même histoire. Il est né presque mort. Je ne vous la refais pas mais ce jour-là j’ai compris que toute ma vie je vivrais dans la peur qu’un jour on m’enlève ce qui m’est le plus cher : sa vie. Comme tous parents me direz-vous. Car oui, en signant, en devenant parent, on accepte que notre vie ne tienne plus qu’à ces vies que nous créons.

Alors j’ai peur.

A chaque fois que la vie nous rappelle que nous ne sommes rien dans l’infiniment grand.

A chaque fois qu’une vie s’échappe injustement.

A chaque fois qu’une fraction de seconde suffit pour détruire une famille.

Aujourd’hui je vie donc avec une petite phrase sournoisement coincée quelque part dans ma tête « Et si c’était la dernière fois que tu les voyais ? ».

Alors je leur dis que je les aime à chaque fois qu’ils franchissent le pas de la porte. Ça ne changera rien mais, si ce jour devait arriver, je veux être sûre qu’ils sachent que je les aime plus que tout.

 

 

Ce que la maternité m’a appris

Ce que j’ai appris en devenant Maman se résume à 5 points essentiels. 5 points qui ont changé mon quotidien.

La négociation

Négociateur de raid ou finaliste de Koh Lanta, j’ai pas encore choisi ma future vocation. Mais une chose est sûre, une mère de 3 têtes blondes est en mesure de déjouer une prise d’otage en 3 minutes chrono. Quand tu deviens Maman, ta vie ne se résume plus qu’à une seule chose : NÉGOCIER. Je ne parle pas de chantage, attention, le chantage c’est vilain (surtout le chantage aux bonbons , bouh).

Mets tes chaussures mon lapin. Allez, mets tes chaussures on va être en retard. Tu sais si tu mets tes chaussures, comme ça, très vite, je serai tellement fière de toi. Allez loulou, tu mets tes chaussures ? Non tu ne peux pas aller à la crèche en chaussettes. Non Maman ne va pas travailler en chaussettes. Non le chien ne mets pas de chaussure c’est vrai, mais il n’a pas de pied en même temps. Oui, bon, ok, il a des pieds mais tu vois bien qu’ils ne sont pas configurés pour mettre des chaussures. Bon, tu mets tes chaussures ? Comment ça tu n’aimes pas ces chaussures. Tu veux mettre les autres là alors ? Non plus ? Bon alors tu choisis les chaussures que tu préfères et tu les mets ok ? Non plus ? Tu veux que je me fâche ? ah.. oui. Mais tu veux VRAIMENT que Maman se fâche t’es sur ? Parce que c’est pas rigolo Maman qui monte dans les aigues, tu sais bien. Tu mets tes chaussures ? Allez… loulou, fais plaisir à maman, mets tes chaussures…

Bon… si je te donne un bonbon, tu mets tes chaussures ?

Je déconne, on en est pas arrivé là encore mais ça me démange régulièrement.

Remplacez le mot « chaussures » par les mots, au choix, « manteau » « mange tes haricots » ou « c’est l’heure d’aller au dodo », vous verrez, ça marche aussi.

 

Le smile, l’arme contre toute attaque extérieure

Je ne suis pas d’une nature très avenante. Voir je suis même un peu sauvage. Je rêve très souvent d’avoir 2 ans pour pouvoir dire les choses sans filtre « pourquoi la dame elle sent mauvais là ? ». J’ai appris, depuis que je suis mère, que les gens n’en font qu’à leur tête. « Je peux le toucher ? » Bah t’as déjà sa joue entre ton index et ton pouce alors je suis tentée de te dire oui. Mais plutôt que de sortir les griffes à chaque fois je me suis rendue compte que dire les choses avec le sourire était : plus grisant / plus efficace / plus marrant (ne rayez pas la mention inutile, les 3 sont valables).

Dans la queue à la caisse du supermarché, le fameux « je peux (le toucher/le regarder/lui postillonner dessus)? ». SMILE « non merci Madame». Regard gêné, ricanement bête. Elle capitule sans même avoir eu le temps de sortit ses mains de sa poche.

8h30, place du marché du jeudi, SweetL se roule par terre car il n’a pas eu le droit de courir sous le bus en marche. Une fois une petite vieille a voulu lui faire la morale, s’est penché à sa hauteur, et lui a dit un truc qui ressemblait à un « Bouh c’est vilains les caprices, tu sais…  » Elle n’a pas eu le temps de finir sa phrase qu’elle a pris un kick (pas de moi, je suis bien élevée à mon âge) et un « mais arrêttttteeeee ». J’ai eu la honte de ma vie même si j’avais envie de lui balancer un bien fait, mêle toi de tes oignons.

Maintenant, je sors mon SMILE, je relève la tête régulièrement et je lance mes bonjours chantants, comme si l’enfant à côté de moi qui hurle n’est pas le mien. Et ben ça marche ! Personne ne s’arrête. Personne n’essaye de me/lui parler. Mon enfant parait toujours aussi mal élevé. Moi je parais toujours aussi dépassée. Mais au moins personne ne me le dit. SMILE

 

La vie ne tient qu’à une couleur de verre

Et oui, il faut l’avouer, nos préoccupations d’adultes sont pinuts par rapport à la vie d’un enfant de 2 ans. Je pensais que c’était un mythe. Je pensais que les parents en rajoutaient ou exagéraient. Je pensais que Florence Foresti (Big up mon idole) en faisait des caisses pour son spectacle.

Mais non. La légende est vraie. Tu peux ruiner la journée de ton gamin parce que tu ne lui as pas donné le verre de la bonne couleur. Et si ladite couleur est en plus indisponible pour cause de verre dans le lave-vaisselle… Good luck !

Ta journée peut donc devenir un enfer si la banane, à l’étape cruciale de l’épluchage, a eu le malheur de se casser en deux.

Si tu as eu l’indécence de couper l’eau alors que ça ne faisait que 20 minutes qu’il se lavait les mains.

Si dans un moment d’égarement tu as mélangé les gnocchis aux knacki (oui chez nous on fait des repas gastro). Si, pire encore …. Tu as mélangé la sauce bolognaise aux spaghettis. Drame intersidéral.

Je ne vous parle bien entendu pas du cas de figure où j’oserai ouvrir son yaourt à sa place. Ou … j’en frémis d’avance … si j’avais éteins la TV sans le prévenir 42 fois avant.

 

L’avis des autres

Même si je prétends le contraire, bien sûr que le regard des autres m’importe. Je rêverai du contraire mais il faut bien se rendre à l’évidence que je ne suis pas encore capable de passer au-dessus. Mais alors par contre, l’avis des autres, surtout quand tu ne l’as pas demandé, ça, je n’en ai absolument rien à faire.

Au début, j’écoutais. Je répondais même ! Et je perdais une énergie folle à justifier thèse/anti thèse : ma décision, mon avis, ma position sur un sujet, la bêtise des gens, etc. « Non il ne mange pas trop. Oui oui, il va manger ces 2 petits suisses. Ah oui, ça paraît beaucoup mais il en a vraiment besoin vous savez. Non il ne va pas devenir obèse. Oui il arrive encore à manger le soir. Non ça va il les digère bien. Oui il aime bien, je vous assure. Non je ne vais pas lui donner un BN à la place je ne pense pas que ce soit mieux ….. »

Maintenant quand on me donne son avis sur un sujet, je réponds, concise, précise, mais je ne justifie pas, ou peu. « La fessée ? Non, on est contre à la maison, on pense que ça ne sert à rien ». Qu’à cela ne tienne, d’accord, pas d’accord, je ne vacille pas à m’empêtrer dans des explications interminables.

Quand on tente de me convaincre alors que j’ai déjà répondu par la négative ? Je m’en vais. OUI OUI, je me casse. Et si je ne peux pas (à l’apéro chez des potes ça se fait pas de partir paraît-il), je tourne la tête et je prends part à la discussion voisine. Les 2 ou 3 premières fois j’étais mal à l’aise, je tremblais à l’intérieur, et en fait, c’est la méthode miracle. CA MARCHE ! Les gens se taisent.

 

Le self contrôle / la patience (on n’est pas encore méga au point sur ce sujet mais on y travaille très dur)

Attendre ? Je déteste ça. Alors forcément quand mon mini met 25 minutes pour décider de s’habiller le matin alors qu’il est déjà 8h30, j’ai des envies de meurtres ou de ligature des trompes.

Mais en 2 ans ½ d’expérience j’ai appris que si tu gardes ton calme, il mettra 12 minutes pour mettre ses 2 chaussettes. Alors que si tu t’énerves, tu cries, tu transpires, tu flingues ton maquillage, tu lui dis des trucs pas très éducation positive, il mettra quand même 12 minutes pour mettre ses fucking 2 chaussettes et toi t’aura perdu 1h d’espérance de vie. Le résultat est donc le même mais tu vivras 1h de plus. A raison de 260 matins travaillés par an ça fait 4 heures. Avec plusieurs gosses tu dois vite gagner quelques mois de retraite.

 

Je pourrais vous en écrire des tartines parce que, qu’on se le dise, on éduque nos gosses mais eux aussi nous apprennent la vie. Et ils sont plutôt assez forts sur le sujet.

Et vous, vous avez appris quoi? 

SMILE  🙂