Notre séance de kinésithérapie

Suite aux nombreux troubles du sommeil de SweetL et face aux heures de retard de sommeil qui s’accumulent, j’étais prête à tout, même à retourner voir ce gars que j’avais détesté quand SweetL avait 1 an. Il avait quand même détecté son intolérance au lactose alors que mon pédiatre ne s’en souciait que trop peu donc je me suis dit que je pouvais retenter l’expérience.

Attention, ce qui suit va certainement en choquer plus d’une. Moi, la cartésienne, la rationnelle, j’ai dû pendant 1h30 mettre mon poing dans ma poche plus d’une fois. Il y a à prendre et à laisser dans cette démarche … même si je pense que tout n’est pas faux.

  1- L’état des lieux

Je lui explique les troubles du moment : problème de sommeil ET un état de colère intense et inapaisable.

Il me pose des questions concernant ma grossesse, sa naissance, son comportement général. Passé sa naissance houleuse qui je pense explique pas mal de chose, commence le « ah il a été dans un parc quand il était bébé ? oui, c’est évident, il a pas assez fait de 4 pattes ». OK… Puis s’en suit un « comment il réagit quand vous lui mettez une fessée ». Heu … On ne met pas de fessée chez nous, on est contre. Levage de yeux au ciel. Ok, on commence bien, bienvenue en 1982.

Ensuite, on balaye ses problèmes de santé, traitements en cours, etc. Il est sous flyxotide ? Des corticoïdes ? Mais ma bonne dame vous savez que vous enfouissez le problème et qu’il finira forcément pas ressortir sous une autre forme. Là je commence à gesticuler sur ma chaise … Laisse le parler, t’es pas venue pour une leçon de morale. J’ai envie de lui hurler que n’étant pas médecin je fais ce qu’on me dit de faire mais je le regarde droit dans les yeux « oui, je comprend ». On va tester l’éducation positive avec le Monsieur, il va adorer.

Il regarde SweetL qui est bien sage depuis les 15 minutes où on parle de lui. Sage … il tourne sur lui-même depuis 5 minutes et joue au « manège ». Mais sage quand même. Il n’a rien cassé, il n’a pas hurlé, ne nous a pas coupé la parole, il est donc sage. « Mais il est hyper actif ». Hein ? « Bah regardez il ne tient pas en place ». Il a 2 ans ½, il est plein de vie et il est 18h15. Il n’est pas hyper actif, c’est juste un enfant. A ce moment-là je suis fière de moi car il ne me déstabilise pas et je garde mon aplomb et mon assurance contrairement à la 1ère fois où je l’ai vu.

    2 – La séance

La Kinésio avec les enfants se pratique en passant par le parent. C’est-à-dire qu’il me fait me coucher sur la table d’auscultation, fait assoir Sweet L entre mes jambes (il suffit qu’il me touche) et lui donne une caisse de jouets pour l’occuper.

Il établit un « contact » entre moi et SweetL pour que ce qu’il fait sur moi lui soit en fait destiné. Tout le monde suit ? Puis il commence à travailler sur les énergies. Là commence le côté un peu « poupée vaudou » mais j’essaye de garder confiance en me disant que cette pratique fait des miracles, il faut y croire.

Plusieurs détails me font dire que mine de rien, sous ses airs un peu perchés, il y a quand même du vrai. Il me dit au milieu de la séance « je ne comprends pas, il y a un problème avec l’élément de l’eau, il revient toujours. Est-ce qu’il boit beaucoup la nuit ? » Heu, oui. Enormément. Alors que je ne lui en ai jamais parlé. Puis il me demande si SweetL ressent le besoin de se lever de table toutes les 2 minutes. En effet, les repas c’est l’enfer, on passe notre temps à le punir et lui courir après (comme beaucoup d’enfants me direz-vous, c’est ce que je me suis dit aussi).

Je vous passe les détails mais il travaille sur la colère, la frustration, l’angoisse et plein d’autres sentiments un peu trop prononcé chez notre bonhomme.

SweetL n’a pas bougé pendant plus d’une demi-heure, je suis bluffée.

    3 – Les conclusions

La séance se termine, il fait appel aux énergies pour trouver les fleurs de bach qu’il faut pour apaiser SweetL (oui oui, il a demandé à mon corps…. Un peu perché je vous dit). Puis il me livre ses conclusions :

  • SweetL a peur de la mort. Ca je l’ai beaucoup lu dans les livres et sur internet. C’est une peur (soit disant) omniprésente chez les petits. Ils ont cette peur qu’ils ne savent pas nommer. Cela viendrait de la naissance. On l’aurait tous eu …
  • SweetL a une angoisse du vide. Quelque chose de viscérale, une angoisse qui lui tort les tripes. Et cela se traduit par une incapacité à rester à table sans bouger pendant 15 minutes, il ne supporte pas qu’il ne se passe rien autour de lui (la nuit, pas de bruit, pour lui c’est l’enfer), il faut qu’il comble le vide en criant, avec une veilleuse, en faisant du bruit.
  • SweetL a, au fond de lui, un sentiment d’échec très fort. Impossible de dire quoi, il faudrait qu’il puisse s’en rendre compte pour mettre des mots dessus, mais régulièrement il se dit « je suis trop nul, je ne fais rien comme il faut ». Et ça, c’est évident. Très souvent je vois l’injustice dans ses yeux. Toujours quelques secondes avant que la situation ne tourne mal et qu’il se mette dans un état de frustration complètement surdimensionné. Et ça il faut qu’on travaille dessus pour aborder les choses différemment. Car c’est inconcevable pour moi qu’il grandisse avec ce sentiment.

Voilà. Une séance qui finalement ne s’est pas trop mal passée malgré un démarrage difficile.

Alors par contre, non, je ne suis pas encore prête à abandonner la médecine traditionnelle au profit de la médecine chinoise ou autre médecine alternative. Même si je suis convaincue qu’on peut faire des miracles autrement qu’avec des médicaments. Je ne suis pas prête à revivre des hivers ponctués de bronchiolites, de samedi passés aux urgences, de kiné respi et autres réjouissances.

Par contre il a mis des mots sur des angoisses qu’on soupçonnait. Ca m’a permis de me conforter dans mon idée que SweetL est un angoissé, un anxieux et que sous ses airs mi ange mi démon, il ne sait tout simplement pas comment gérer tout ca et que tout se bouscule dans sa tête. Un TerribleTwo puissance tornade avec zero répit entre chaque « mauvaise période ».

    4 – Le bilan 2 semaines après

  • SweetL ne dort pas mieux.
  • SweetL fait toujours des colères énormes.
  • SweetL se réveille toujours aux mêmes heures chaque nuit.
  • SweetL a encore été à la crèche en hurlant à pleins poumons pendant 20 minutes parce que j’ai eu le malheur de lui interdire de se jeter sous un bus en trottinette. Mère indigne que je suis ;).

Mais on va travailler sur nous, avec lui, parce qu’à chaque fois il n’y a qu’une seule leçon que je tire de tout ça : ils sont notre plus grande force pour nous aider à avancer, à être de meilleures personnes et de meilleurs parents, à être à leur écoute, et à les aider à se construire de la meilleure manière qu’il soit.

 

Et sinon, j’ai commencé l’homéopathie …. Prête à tout je vous dit ! 🙂

 

Education positive. Positivons l’éducation. Mais arrêtons de nous torturer.

L’éducation positive. L’éducation bienveillante. Vous trouverez plein de mots qui décrivent ce nouveau mode d’éducation bien loin de ce qui se passait quand nous étions nous même enfants. Ce mode d’éducation très année 2 000 que nos parents ont parfois du mal à comprendre parce que « une fessée n’a jamais tué personne » et que « si on les laisse s’exprimer ils vont nous bouffer ».

SweetL est un livre de psycho à lui tout seul. Tu l’éduques pendant 10 ans et tu peux passer une équivalence Doctorat en pédopsy. Jusque-là, en 30 mois, il a traversé toutes les phases clefs du développement de l’enfant avec pertes et fracas, on en a bavé mais on le sait au fond de nous, ce qu’on vit aujourd’hui on ne le vivra pas dans 10 ans. On espère.

Je prône l’éducation positive, SweetL nous a prouvé à de multiples reprises que c’est ce qui marche et non pas ni la force, ni la petite violence ni aucune autre méthodes « d’un autre temps ». Il a bien entendu déjà pris de petites « fessées » sur la couche. Ce à quoi il a répondu avec ses mots d’enfant et ses grands yeux tous ronds d’étonnements « pourquoi taper Maman ? Interdit taper ». Oui en effet mon lapin, je t’apprends à ne pas taper et aujourd’hui, parce que je n’ai pas d’autres solutions, j’essaye de te faire taire en te tapant.

Je pense que l’éducation positive, bienveillante, a bien de bénéfices dans leur quotidien d’aujourd’hui mais surtout pour leur avenir, dans leur équilibre, leur confiance en soi et la personne qu’ils deviendront. Je me rappelle encore de l’incompréhension que je ressentais quand je prenais une gifle lors d’une réplique un peu insolente alors que je n’avais certainement besoin que de réassurance ou autre dialogue plus constructif. Mais il y a 30 ans c’est ce qu’il se passait quand les enfants répondaient. J’ai été l’ado que je ne souhaite à personne, celle qui n’a pas adressé la parole à sa mère pendant 1 an, celle qui passait ses soirées à pleurer dans son lit en se disant que forcément « personne ne m’aime sinon ma vie ne serait pas ce qu’elle est ». J’ai vécu une année horrible à être mal dans ma peau, à être la petite boulotte garçon manqué. Donc oui, je pense que l’éducation positive est indispensable. Appelez-la comme vous voulez, mais un enfant qui grandit dans l’écoute, la valorisation de soi et le respect de l’autre aura plus de chance d’être épanoui plus tard.

Sauf que l’éducation positive a parfois ses limites. Un enfant docile sera forcément hyper réceptif. Mais quand tu as le model « plus compliqué » il arrive forcément un jour où rien ne fonctionne, ni l’écoute, ni la parole. Il arrive forcément ce jour où à bout de force et d’énergie on craque, on crie, on hurle, on essaye de les contenir en leur faisant mal malgré nous parce qu’ils sont en train de se jeter la tête par terre.

Ce jour -à tu culpabilises parce que tout ce que tu as lu sur le sujet te revient en flash. Il avait besoin d’écoute et j’ai crié. Il avait besoin d’un câlin et je suis sortie de la pièce en claquant la porte. Sauf que ce qu’ils ne te disent pas dans les livres quoi faire quand t’as tout essayé. Quoi faire quand toi-même tu ne crois plus en rien, plus à aucune méthode d’éducation. Il m’arrive régulièrement de me dire « il n’est pas normal » ou « on a forcément quelque chose de mal puisque ça ne fonctionne pas ».

Nous, on a le model « compliqué». Il est bougeons certes, un peu polisson comme tous les enfants. Jusque-là, rien de bien dur à gérer. Mais il est compliqué dans le sens où par moment tout est compliqué, rien n’est fluide, tout passe forcément par une crise. SweetL est hyper sensible, la moindre émotion ressentie dans son petit corps se traduit par une réaction démesurée dans les larmes et les hurlements. Mettre ses chaussures quand ce n’est pas le « bon » moment prend souvent 15 minutes et se termine avec une crise de 30 minutes. C’est forcément toujours quand on est pressés/en retard/prêts à partir bosser que ça se passe donc le niveau d’écoute de notre côté est très faible et on monte vite en pression. Des exemples du quotidien de ce style je pourrais vous en citer des centaines. En fait, tout est compliqué, s’habiller, manger, marcher jusqu’à la crèche, prendre le bain, mettre une couche, en ce moment, et ce depuis des semaines, il ne veut RIEN faire de ce qu’on lui demande de faire. C’est une guerre perpétuelle. Et chaque jour on perd un petit bout de patience jusqu’au jour où la coupe déborde et là, c’est le drame, puisque nous même, ses piliers, on perd aussi pied et tous ses repères s’effondrent.

Je le vois ces jours-là, dans ses yeux, qu’il a peur. Peur qu’on ne soit plus ses parents, peur qu’on ne soit plus les figures inébranlables de sa vie. Et ce regard me renvoie une image de moi qui me fait peur. Et je culpabilise de plus belle.

Alors je pense qu’à ce moment-là il faut arrêter de lire tout ce qu’on trouver sur le sujet et qu’il faut se faire confiance même si c’est dur, même si on y croit plus.

Il faut leur faire confiance aussi, parce que les plus forts dans l’histoire c’est eux, c’est pas nous.

Et il faut se dire que cette période va passer et essayer, en attendant, de leur donner les meilleures armes pour sortir eux même de cette période de trouble.

Parce que j’en suis convaincue, si c’est dur pour nous de les voir se perdre, c’est encore plus dur pour eux. Ils ressentent 3 émotions différentes à la seconde, ils ne savent pas gérer, encore moins que nous.

Je n’ai jamais autant travaillé sur moi que depuis que j’ai SweetL. Et je le remercierai un jour de tout ce bien qu’il m’aura apporté dans ces périodes « difficiles ». Je n’ai jamais autant rêvé d’être une personne zen, qui prend tout avec calme et douceur. Mais je ne suis pas cette personne. Je suis nerveuse, je prends tout à cœur, trop à cœur. Alors avec lui j’apprends, chaque jour qui passe, la patience, l’écoute de l’autre et surtout le lâcher prise. Lâcher prise des « qu’en dira-t-on ». Lâcher prise du regard des gens. Lâcher prise de tout.

Je lui ai déjà dit des mots forts, trop forts. Des mots qui je pensais me feraient du bien pour lui faire du mal. Mais je ne lui ai jamais dit qu’il me faisait honte. Jamais. Parce que je suis tellement fière de lui.

J’angoisse souvent en pensant au futur, en me disant que s’il n’apprend pas à gérer ses émotions il sera torturé une fois adulte.

Mais je lui fais confiance et je sais que tout le travail qu’on fait aujourd’hui, toute la patience dont on peut faire preuve, ça l’aidera à se construire plus tard.

Mon petit garçon, je le sais, je l’espère, tu deviendras un homme respectueux des autres, qui aura confiance en toi-même et qui aura des valeurs inébranlables.

Education positive

Voyager (loin) avec un enfant

Parce que j’ai beaucoup cherché sur le net pour anticiper un maximum je me suis dit qu’il pourrait être utile pour beaucoup de faire un petit post à ce sujet.

Nous sommes donc partis 2 semaines en Thaïlande avec un bonhomme de 2 ans ½. J’essaye de récapituler dans ce billet TOUT ce qui m’a été utile ou ce qui nous aura manqué pour passer le meilleur séjour qu’il soit sans se laisser prendre au dépourvu.

Règle n°1 : s’aimer beaucoup, avant et surtout pendant

« Voyager avec un enfant » c’est à des années lumières de « voyager en couple ». Même si les enfants ont tendance à vite s’adapter, ne partez pas du principe que vous déciderez du rythme à donner, c’est lui qui donnera le rythme. Les soirées seront plus courtes quand à 21h il s’endormira sur la table du restaurant, vous serez obligés de lever le pied quand au bout d’une semaine sans sieste il accusera le coup, vous serez les 1ers à la table du petit déjeuner quand il aura décidé qu’à 6h30 le jour s’est levé donc lui aussi.

Quasiment tous les matins ont été rythmés par des « arrête de chouiner, les gens n’ont pas envie d’entendre un petit garçon pleurer dès le matin ». Il a fallu composer avec la gêne du Papa qui ne supportait pas d’imposer à nos voisins de petit déjeuner un petit bonhomme « bougeon ». Il a fallu lâcher un peu prise quand il refusait de manger à chaque repas et nous réclamait à manger 1h après.

Nous avons également fait 2 semaines de cododo puisqu’aucun lit n’était mis à sa disposition. Cela signifie donc une intimité plus que réduite. Il ne faut pas partir pour lui faire un petit frère hein ! Mais quel bonheur de se réveiller chaque matin avec un petit bisou tout mouillé sur la joue et un « Maman ? soleil dehors. Reveille toi Maman ».

Malgré tout ça SweetL nous a surpris à bien des reprises en s’endormant sur le bateau en pleine tempête de mer ou sur la plage entre 2 « maman pourquoi les poissons »quand il s’effondrera sur sa serviette sans même prendre la peine d’enlever ses brassards.

Règle n°2 : anticiper le moindre petit bobo

La préparation de la trousse à pharmacie m’a pris 2 fois plus de temps que les bagages à proprement parlé. Je voulais anticiper toute les mauvaises surprises, je suis donc allée chez notre médecin traitant qui m’a fait une ordonnance. Pour avoir vécu l’expérience en Espagne où il nous a fallu trouver du Célestène sans parler un mot d’Espagnol, je voulais éviter autant que possible de devoir rentrer dans une pharmacie et prendre le risque de ressortir avec quelque chose de dangereux pour mon enfant.

J’ai donc fait 1 trousse à pharmacie « complète » que j’ai mis dans les bagages en soute dans laquelle j’avais tout pour soigner une dent qui sort, une gastro, une laryngite, de la fièvre, c’était un peu l’UNICEF dans mes bagages. Et j’avais fait un petit condensé que j’ai glissé dans les bagages à main pour éviter de se retrouver dans l’avion avec une poussée de fièvre sans avoir rien à lui donner.

Nous n’avons eu à gérer qu’un grosse chute dans la douche qui nous a valu des litres de sang (au moins) et un profil de boxer, une molaire qui nous a bien occupés pendant 3 jours à 40° de fièvre et une toux incécente traitée à coup de ventoline (SweetL est asmathique).

Règle n°3 : les transports

SweetL a 2 ans ½ et malgré son grand âge nous l’avons porté pendant 2 semaines. Il n’a pas aligné plus de 10 m à pied, il voulait être constamment dans les bras : le sable ça brule, les cailloux qui rentrent dans les crocs ca piquent, les petits morceaux de coraux sur la plage ça fait mal, les gens poussent pour monter dans l’avion/sur le bateau. Nous avons donc emmené notre ergobaby que nous ne pensions pas sortir aussi souvent avec les 15 kg de SweetL. Et pourtant il a dormi dedans de nombreuses fois, laissant les mains de Maman libres, et permettant à Papa de gérer nos 3 énormes sacs. Cela nous a aussi permis à de très nombreuses reprises de le « contenir » et nous a évité de lui courir après de nombreuses fois notamment quand nous avons attendu la navette de l’hôtel pendant ¾ d’h à l’aéroport après 13h de vol ou quand nous attendions le ferry pendant plus d’une heure avec de nombreuses personnes prêtes à pousser un enfant dans l’eau pour monter en premier dans le bateau. Nous avions abandonné la poussette et nous avons bien fait, impraticable là bas sachant que nous n’avons fait que des îles.

Règles n°4 : la vie là bas

Nous avons un peu fait tomber tous nos principes une fois sur place pour que le séjour se passe au mieux pour nous 3 : tablette avec Peppa Pig et compagnie pour le faire patienter au restaurant, goûter n’importe quand dans la journée car il n’avait rien voulu manger au repas, cododo, etc. Mais une fois rentrés à la maison tout est rentré dans l’ordre, il avait bien compris que c’était « les vacances ».

Nous avons utilisé la nourriture pour l’occuper. Et oui. Bonbons pour patienter dans la file d’attente à l’aéroport, gouter pour occuper les 3h de bateau, crackers pour le faire tenir jusqu’à l’heure du déjeuner à 15h. Pour des psychopathes de la nourriture comme nous (chez nous pas de chips, pas de soda, pas de grignotage, des légumes à tous les repas) c’est un exploit mais ça nous a sauvé à bien des occasions.

Il a de nombreuses fois été au coin. Il nous a de nombreuses fois poussé dans nos retranchements. Mais à chaque fois cela s’est soldé par une grosse sieste qui a tout remis dans l’ordre. Et pour récompenser nos efforts, nous avons eu à plusieurs reprises les félicitations de nos voisins de chambres d’hôtel, d’avion ou de bateau à propos de notre petit garçon qui était très sage.

 

Côté TRES pratique : pour ceux et celles que ça intéresse 😉

L’occuper pendant 14h de vol : nous avions prévu la tablette avec quasi 10h de dessins animés dessus. SweetL n’a pas regardé la TV de l’avion, il fallait mettre un casque, concept auquel il n’a pas adhéré. Nous avions emmené un gros cahier de coloriage qui nous a sauvé la vie et occupé de nombreuses minutes. J’avais prévu des bib de lait, gâteau et compagnie, il n’a touché à aucun plateau repas qui arrivaient à chaque fois quand il dormait. Les vols se sont extrêmement bien passés, nous ne l’avons pas entendu, il n’a pas bougé, chose TRES exceptionnelle pour notre petit bougeons. Il a dormi 2 x 3h30 à l’aller (un vol de nuit + un de jour) et 2 x 2 h au retour (les deux vols de jour).

Les vêtements : j’avais prévu pour SweetL une tenue de rechange pour chaque trajet et grand bien me fasse puisqu’à l’aller il s’est renversé dessus une bouteille de jus d’orange lors de notre escale à Dubaï. Et au retour une envie de faire pipi sur la fin du 1er vol alors qu’on avait plus le droit de se lever nous a valu un pantalon et un slip à changer. Dans la valise j’avais prévu un t shirt par jour + 5 ou 6 shorts et 2 tenues « longues » en cas d’attaque de moustiques. Et des milliers de slip … qui ne nous ont quasi par servi puisqu’il passait son temps en maillot de bain !

Nourriture : SweetL étant intolérant au lactose j’avais emmené environ 2 semaines de son lait en poudre (et de SON cacao, monsieur a ses petites habitudes) ainsi que 2 biberons. Il faut savoir que sur place il n’a RIEN mangé, il a perdu 1kg en 2 semaines qu’il n’a pas encore repris. Il s’est nourri exclusivement de riz et de banane (bonjour le transit). Il a fallu ruser pour lui faire manger autre chose (des pâtes, faut pas déconner non plus).

Sucettes / Doudou : J’avais emmené 8 sucettes pour pallier aux diverses pertes (nous avons perdu nos 6 sucettes lors de nos vacances en Espagne et impossible de retrouver sur place la seule marque qu’il accepte. Le drâme). J’en avais mis un peu de partout, bagages à main, soute, mon sac à main, sac à dos … Idem pour les doudous, on avait THE doudou avec nous et le doudou de la crèche était dans les bagages en soute « au cas où ».

Divers : j’avais prévu un drap housse bébé au cas où on trouve une chambre avec lit parapluie, une gigoteuse été et des pyjamas longs pour pouvoir dormir avec la clim sans risquer une pneumonie, une sorte K-way pour affronter les pluies tropicales, t-shirt UV obligatoire pour raccourcir la torture de tartinage de crème, un bracelet anti moustique.

 

Désolé pour la longueur de l’article. Je pense n’avoir rien oublié. Beaucoup m’ont demandé sur mon compte Instagram un retour d’expérience, j’espère que je n’ai pas été trop longue mais il y en a énormément de choses à penser surtout si vous avez le model « vieux gars qui ne change pas ses habitudes ».

Ah et dernier conseil qui vaut pour tout le monde : mixer les vêtements de tout le monde dans chaque sac en soute. Imaginez si un seul sac arrive à destination sur les 3. Tout le monde pourra quand même changer de culotte à l’arrivée !

 

Bon voyage à tous et n’hésitez pas, c’est de la logistique, mais quel bonheur de voir leurs yeux briller devant les éléphants !

Et pour les interessé(e)s vous pouvez trouver un résumé de ce beau voyage sur mon compte Instagram : @nellymastro.

 

SweetL, sa santé fragile et les batailles médicales

SweetL fait parti des enfants à la santé fragile. On ruine la sécu avec des consultations pédiatrique, médecins en tout genre et spécialistes. 
Depuis sa naissance nous ne pouvons que constater que le milieu médical est adapté seulement quand tu n’as besoin de rien. 
Déjà sa naissance. Qui nous a été volée à cause certainement d’une erreur médicale a un moment ou un autre. À 36 semaines je « gouttais ». Appel à une sage femme qui m’envoie bouler « c’est rien si vraiment vous avez du temps à perdre venez mais c’est certainement rien ». Ok, je vais rester chez moi devant tant de compassion. Finalement j’avais fissuré la poche des eaux, nous ne l’avons su que 2 semaines plus tard. Les conséquences auraient pu être dramatique. Jour J « il est gros mais il passe, vous avez le gabarit ». Visiblement pas tant que ça puisque non, il ne passait pas. 
À 4 mois SweetL arrête de dormir, nous fait passer des nuits d’enfer à hurler, ne veut plus de ses biberons, régurgite en jet à longueur de journée, fait laryngite sur laryngite. « C’est un bébé c’est normal ». J’ai du me prostituer pendant 2 mois pour avoir un traitement RGO que j’ai eu après une consultation aux urgences pédiatriques où le médecin m’annonce que mon bébé à l’oesophage complètement brûlé à cause de ses reflux. Tout à fini par rentrer dans l’ordre. Il a été sous traitement jusqu’à ses 2 ans. Pour quelque chose de « normal » c’est long 2 ans quand même. 

À 9 mois rebelote. SweetL se transforme en bébé démoniaque, il nous tape, est agressif, se vide littéralement à longueur de journée, refuse de dormir ne serait ce qu’une minute. Mon pédiatre me regarde consterné. « Madame c’est normal, c’est l’âge, vous avez signé ». Après plusieurs spécialistes homéopathe, micro kinésithérapeute et j’en passe je tombe sur un mec perché mais qui me lache un « intolérance au lactose ». Qu’importe l’avis de mon fameux pédiatre sur ce terme beaucoup trop à la mode pour lui, je remplace son lait par un lait de riz, je supprime toute source de lactose, tout rentre dans l’ordre en 3 jours. La encore on a bataillé 1 mois à chercher par nous même une solution qui aurait pu nous être donnée par notre medecin. 

Été 2016, SweetL fait 3 bronchiolites en pleine canicule. « Il a les bronches fragile Madame. Tous les enfants toussent ». Je consulte notre médecin traitant qui nous envoi voir un pneumopediatre. Au grand damn de mon pédiatre qui nous rie littéralement au nez. La pneumopediatre me dit une phrase qui me met en colère « Non Madame, c’est faux, tous les enfants ne toussent pas tout le temps, toute l’année ». Le rdv confirme un asthme si nourrisson. C’est pas grave, c’est courant, ca passe en grandissant. SweetL est mis sous corticoïdes pendant 6 mois et on nous équipe de ventoline à lui donner en automédication des qu’il tousse. Depuis ce rdv début décembre SweetL n’a plus été malade une seule fois. 

Prochaine étape, opération des végétations et aérateurs dans les oreilles. Parce que SweetL a un petit retard de l’audition. Petit retard qui n’est pas forcément handicapant à son âge mais qui fatigue parce qu’il est obligé de se concentrer plus que les autres pour écouter. Ce qui pourrait être problématique à l’entrée à l’école. Ce qui pourrait retarder son développement du langage. 

Vous aurez bien compris que je ne vois plus mon pédiatre. Il est pourtant réputé et, je pense, très bon. Mais, comme il me l’a déjà dit, le problème des enfants est souvent les parents. C’est peut être lui qui n’a pas tout compris finalement. 

Moi ce que j’ai retenu c’est qu’il faut toujours suivre son intuition de Maman. Parce que ceux qui connaissent le mieux un enfant restent encore ses parents. 

Je m’en veux et je leur en veux

Hier le coucher a encore été une catastrophe. 2h30 pour endormir SweetL qui ne voulait clairement pas s’endormir tout seul. On avait décidé qu’il en était capable puisqu’il le faisait encore il y a 3 semaines alors on a engagé un combat du plus fort. Le ton est monté, on a expliqué, on est remonté, on a rassuré, on a résisté et puis j’ai perdu pied. J’ai perdu mon sang froid, j’ai crié, fort, je lui ai dit des choses absurdes sans queue ni tête. Des choses auxquelles il a répondu, du haut de ses 30 mois, de manière très intelligente. De manière beaucoup plus intelligente que mon comportement. J’ai fini par le menacer, le laisser me hurlant « gros câlin maman » dans son lit et j’ai claqué la porte en lui disant que Maman n’avait pas envie de faire un gros câlin. Il a fini par s’endormir à 22h30 d’épuisement avec son père à ses côtés qui le rassurait.

Je me déteste d’avoir perdu mon sang froid.

Je me déteste d’avoir été la mauvaise mère incapable de se contrôler.

Je me déteste de m’être emportée face aux cris de désespoir de mon tout petit garçon qui avait juste besoin de réassurance.

Et je déteste encore plus cette société qui te dit qu’un enfant de 2 ans DOIT s’endormir seul.

Je déteste cette société qui te dit que lui tenir la main pendant qu’il s’endort n’est pas une solution.

Je déteste cette société qui te regarde du coin de l’œil quand tu dis que ton enfant de 30 mois ne fait pas ses nuits.

Je déteste le moule de cette putain de société dans lequel il faut rentrer parfaitement faut de quoi les mots caprices, 5/10/15 et autre punitions te sautent dessus.

Je déteste tous ces gens qui te répètent sans relâche depuis la naissance de ton enfant que « attention, il va prendre des mauvaise habitudes, vous allez en chier après ».

Je déteste tous ces gens qui te regardent avec des yeux réprobateurs quand tu racontes que depuis 2 semaines ton enfant a besoin de toi à ses côté pour s’endormir.

Je déteste tous ces gens qui ne comprennent pas que, oui, ton enfant a des problèmes de sommeil. Que non, une simple nuit chez Papy Mamy ne règlera pas le problème. Que non tu ne veux pas « l’abandonner » un weekend pour te reposer alors que tu te bouffe les doigts tous les jours de savoir ce qui ne tourne pas rond dans sa tête.

Hier je me suis détestée d’avoir entendu et surtout écouté tout ça tourner dans ma tête. Je me suis détestée d’avoir suivi les codes de cette société plutôt que les besoins primaires de mon enfant.

Alors hier je n’ai pas mangé, je me suis écroulée de larme de culpabilité et j’ai espéré qu’il se réveille cette nuit pour pouvoir le serrer dort dans mes bras, m’excuser de ces cris inexcusables et pouvoir enfin faire ce qu’il me demandait. Jouer mon rôle de Maman. Lui donner l’amour démesuré dont il a besoin en ce moment. Le rassurer plus que de raison parce qu’il a peur de dormir, peur du moindre bruit qui le réveille en sursaut au milieu de la nuit, peur de se retrouver tout seul dans son lit sans réussir à trouver le sommeil.

 

Alors cette nuit, comme toutes les nuits depuis 3 semaines, il s’est réveillé et je l’ai rendormi 2 fois dans la pénombre de sa chambre. Cette nuit, comme toutes les nuits, j’ai fini par m’allonger à ses côtés et on a dormi sereinement jusqu’au petit matin. Sans culpabilité. Sans mauvaises habitudes. Juste dans l’amour de la chaleur de sa maman à ses côtés.

La malédiction du matin

La légende raconte que, dans chaque famille avec enfant(s), une fatalité s’abat automatiquement sur les parents, souvent la mère, me demandez pas pourquoi : le matin, c’est la course. Le sprint de ta vie. Florence Foresti le raconte tellement bien que j’ai presque envie de me cantonner à sa version mais il me semble que je suis plus organisée qu’elle et pourtant, le résultat est le même.

Cette semaine on est tous les deux, Papa est en déplacement, alors pas d’autre choix que de tout gérer toute seule. J’ai essayé de déléguer au chien mais à part se lécher les parties, il n’est pas très efficace.

Donc, depuis 30 mois, je ne mettais plus de réveil. Un petit humain s’en chargeait à ma place et pensait à notre timing puisqu’il s’y prenait largement à l’avance. 5h30 première sonnerie et lui, impossible de le mettre sur snooze.

Mais depuis quelques semaines ce petit humain dort. Jusqu’à 9h parfois. Alors j’ai repris l’habitude de mettre mon réveil. Tous les soirs je le mets 5 minutes plus tôt avec le secret espoir de pouvoir prendre ma douche tranquille pour ensuite aller réveiller BabyL. Sauf que tous les matins son radar est au taquet et à peine j’ai le pied posé par terre que j’entends son petit « Maman, bibi dodo ».

Il est cool parce que je le sors du lit, je le mets avec moi dans la salle de bain et il me laisse me doucher sans problème. Jusqu’à là tout roule, j’ai même le temps de me maquiller. Mais à compter de là commence la course contre la montre. C’est un peu le Mud Day tous les jours.

7h45 : Je suis prête. On retrousse les manches, faut habiller le petit. J’ai jamais compris comment en 15 minutes j’arrive à me laver/me crémer intégralement/me coiffer/me maquiller alors que lui il faut 15 minutes (au mieux) pour se déshabiller, enlever sa couche (qui tombe toute seule tellement elle est pleine) et mettre un slip, un jean et un t shirt.

8h10 : on est habillés, en bas, à table, et on a déjà 15 minutes de retard. On a 20 minutes pour préparer le petit déjeune, déjeuner, mettre les 8 couches de vêtement nécessaires pour braver le froid, et franchir la porte d’entrée. Autant dire que c’est mort.

8h15 : BabyL est encore devant le placard à choisir ce qu’il va manger. Il veut forcément ce qu’on a fini la vieille (et par principe, si je lui en rachète, il n’aime plus « beurk maman no bon »). Il finit par me piquer mes céréales ou mon pain, qu’il ne va forcément pas terminer, donc au final j’ai pas manger et lui non plus.

8h20 : je commence à paniquer, je lui mets ses chaussures pendant qu’il mange ses céréales une par une.

8h25 : je commence à monter dans les aigus mais je respire, éducation positive…..

8h27 : je l’habille pendant qu’il mange sa 14ème céréale après l’avoir scrutée sous tous les angles comme les 13 d’avant.

8h30 : on est habillés, je transpire dans ma doudoune, lui ne peut plus bouger tellement il est engoncé dans ses fringues. « Baby, on est très en retard, alors on va se dépêcher pour aller à la crèche » à NON. Ok, je suis prévenue.

8h40 : On arrive à la crèche. On a mis 10 minutes à faire un trajet de 1 minute. Encore cette faille spacio temporelle dont je percerais le mystère un jour…

8h45 : je perds quelques secondes à regarder ce petit garçon qui arrive en marchant, en donnant la main à sa main et qui en plus se laisse faire sans broncher. Je pense qu’elle l’a drogué, je vois pas d’autres solutions.

8h50 : je le pose enfin dans sa salle, il me fait un calin, son oreille passe vaguement dans mon champs de vision. D’un coup d’ongle bien placé je dégomme discrètement l’énorme caton de cire qui pendouille. Même pas honte. Je vous tairais ce que je fais dudit caton de cire maintenant coincé sous mon ongle (non, je ne le mange pas). Au moment où il se retourne pour protester contre le coup d’ongle je vois qu’il a encore ses petits cacas d’œil de la nuit aux coins des yeux. J’ai honte, encore.  « oh mais t’a fait couper tes cheveux ? » Non, ils ne sont juste pas lavés depuis dimanche, on est mercredi, ça tient tout seul. A ce stade, j’ai même plus honte.

8h55 : je sors de la crèche en courant, coucou loulou, passe une bonne journée. J’ai déjà 10 minutes de retard alors que je ne suis même pas encore montée dans ma voiture.

9h10 : j’arrive au taf. Je transpire alors qu’il fait -10 dehors. Et là je pense au Mud Day du soir. Courage, j’ai 8h pour me reposer.

Ce matin là

Y’a des jours où tu as une patience à toute épreuve, un sang-froid inébranlable, tu es capable d’expliquer la même chose 18 fois de suite, sans lâcher, dans le calme.

Et puis il y a ce jour où tu te transforme en la mère que tu déteste. T’as envie de le secouer comme un prunier, t’as envie de lui dire des trucs méchants, t’as envie de le remettre au lit et t’enfuir loin de ses hurlements. La mère que tu déteste va essayer de crier plus fort que lui, elle va camper sur ses positions et ne pas lâcher face à un enfant irrationnel qui ne sait même pas lui-même ce qu’il veut.

Il est où le mode d’emploi ? Pourquoi ils sont obligés de te pousser à bout pour se construire ?

Ce matin là tu te dis qu’il est pas normal.

Ce matin là tu te dis que t’as forcément fait quelque chose de mal pour qu’il n’arrive pas à se construire.

Ce matin là tu te dis que t’es le pire des parents, incapable de comprendre ce dont il a besoin.

 

J’ai acheté des bouquins pour comprendre. J’ai écumé internet pour savoir POURQUOI. J’ai tout essayer. La plupart du temps ça fonctionne.

 

Mais ce matin là il fout tout en l’air d’un revers de la main.

Ce matin là il détruit 6 mois de ce que tu as construit.

Ce matin là tu ne sais plus.

Ce matin là tu n’as qu’une envie, démissionner, et t’enfermer dans une pièce en te roulant en boule.

Ce matin là tu veux redevenir toi-même un enfant et aller te lover dans les bras de ta maman.

 

Ce matin j’ai l’impression qu’il a brisé quelque chose en moi ?

Ce matin j’ai l’impression qu’il a fait voler en éclat la confiance que j’avais en la Maman qui est en moi.

 

Ce matin il n’a pas voulu me faire de bisou quand je suis partie travailler.

Ce matin j’ai envie de pleurer jusqu’à n’en plus pouvoir en espérant que demain sera un autre jour.