Le stress de la maturité

Pour SweetL je n’ai jamais été angoissée plus que ca. J’avais forcement peur de ne pas y arriver, j’avais peur de ne pas réussir à l’aimer plus que le chien, j’avais peur de ne pas avoir fait le bon choix.. les angoisses habituelles de la jeune mère en devenir me direz-vous.

Pour ce bébé là, mon début de grossesse a été beaucoup plus éprouvant. J’ai passé 2 mois à me raisonner, à me censurer pour ne pas penser pyjama de naissance, annonce à nos proches, il ne fallait pas se projeter, ce bébé ne tiendrait peut être pas.

Les 2 semaines suivant mon test positif, comme pour toutes, ce n’était pas concret. Mais je n’ai pas été « folle de joie » quand je l’ai su, pas une seule seconde, j’ai juste eu peur. J’ai pensé fausse couche, oeuf clair ou grossesse extra-utérine. « Ne t’emballe pas, on sait pas si il y a quelque chose là dedans ».

J’ai réussi à avoir un echo de datation très tôt (7 SA, trop tôt certainement). Je suis allée chez mon gyneco adoré avec Cheri. Je n’étais qu’une boule d’angoisse, je n’avais pas dormi de la nuit, je suis rentrée dans son bureau en pleurant. « ah, c’est le stress de la maturité ça. Fini l’innocence de la 1ère grossesse ». Il m’a donc proposé de faire l’écho tout de suite pour ne pas risquer de me perdre en route (il commence à me connaître je crois). Quelques secondes d’attente interminables le temps de trouver le micro petit pois qui se cache dans mon ventre. Il est là, je le vois. Mes yeux se remplissent de larmes. Il est là. « On va essayer de trouver le coeur mais il est possible que … » boum boum boum. Je me liquéfie, je m’effondre en larmes, 4 semaines d’angoisse qui s’apaisent en 2 secondes.

Je rentre chez moi sur un petit nuage, il est là, son coeur bat. Mais le lendemain c’est reparti. Est ce qu’il va tenir? Est-ce que son coeur battait bien correctement? Le gyneco me dit qu’il a 5 jours de moins que ce que je pense. Je suis pourtant sûre de mes dates, déplacements pro obligent, ce bebe n’a pas pu être conçu à un autre moment. Peut être donc qu’il est trop petit?

L’angoisse repart de plus belle. Certains jours je n’y pense pas, certains jours je me rends malade. Dans tous les cas, ne pas se projeter, c’est le plus important. Et ne pas en parler parce que les gens, soit ils ne comprennent pas, soit tu les saoules « la peur n’enlève pas le danger, détends toi ».

Puis le départ en vacances. Mon ventre commence à pousser doucement, j’ai de plus en plus de mal à le rentrer. Ca devrait être bon signe mais pourtant je refuse que nous parlions du « bebe ». On est censé l’annoncer à notre retour de vacances, soit 5 jours avant l’écho du 1er trimestre. Impossible pour moi de l’annoncer sans être sûre qu’il soit encore là, et si le petit coeur ne battait plus? Et si on annonce un truc qui n’existe plus?

Inespéré, j’arrive à dégoter un rdv chez mon gyneco le lendemain de notre retour, 2 jours avant l’annonce à nos parents. J’y vais seule car chéri s’occupe de SweetL. Mon gyneco m’accueille avec un petit sourire en coin « c’est l’annonce ce week-end? » Heu… oui, j’ai besoin de vérifier qu’il y’a toujours un coeur qui bat là dedans.

Il pose sa sonde sur mon ventre. Ventre qui d’ailleurs en 24h est redevenu aussi plat qu’avant. 1, 2 …. je ne vois rien, mon estomac commence à se serrer et .. paf, il est là! Je m’attendais à trouver un haricot difforme mais je suis devant un vrai bébé, MON bébé.

J’ai pas pleuré. Les larmes n’étaient même pas au niveau de ce que je ressentais. Au fond de moi j’étais tellement de fier de lui, de moi, de nous, on y était arrivé! On avait réussi ce début de voyage compliqué, semé d’embûches, que je pensais perdu d’avance. Il était là, au creux de moi, je le visualisais faire des pirouettes dans mon ventre. Ma grossesse débutait enfin.

Cerise sur le gâteau, mon gyneco revient sur ses dates, je gagne une semaine de grossesse, j’avais donc bien raison sur la date de conception. Je passe de 11 SA à 12 SA en 10 Minutes. 12 SA, cette fameuse date psychologique.

Bien entendu, dès le lendemain, je me suis dis « imagine… ». Il m’aura fallu encore quelques semaines pour être sereine. Bien entendu, j’ai fini par acheter un doppler fœtal (et on l’a entendu à la maison, quel bonheur). Bien entendu, j’aurai toujours une bonne excuse pour m’angoisser.

Maintenant que je le sens bouger tout va mieux, il pense à me rassurer plusieurs fois par jours. J’imagine encore tous les malheurs qui pourraient arriver mais ça reste loin dans un coin de ma tête. Et je pense plus souvent au bébé en devenir qui se cache là dedans.

Désolée mon bébé, ce n’est pas en toi que je ne crois pas mais en moi. Je t’ai attendu tellement longtemps que je crois que j’avais fini par me dire que je ne méritais pas de porter la vie à nouveau  … ❤

17SA

 

Publicités

1ère trimestre

Vendredi dernier nous avons bouclé le 1er trimestre, mon SpringBaby et moi-même, déjà … Ce fameux 1ère trimestre plein de doutes, de questionnements, de frayeurs.

Bilan de ce 1er trimestre à 2 dans un corps :

Niveau poids : +2kg. Pour SweetL je pense que je plafonnais déjà à +4 kg facile. Bon, le poids de départ n’était pas le même non plus … J’ai quelques fringales mais rien d’incontrôlable, pour mon plus grand bonheur. Je gardais un très mauvais souvenir de cette sensation de faim totalement ingérable pour SweetL. Là je peux encore contrôler, je mange plus mais mieux, et je ne me frustre pas. pourvu que ça dure, si je peux échapper aux +20kg, ça serait pas mal.

Une taille qui disparaît un peu trop rapidement à mon goût. J’ai pris en « bouée » (je sais, je sais, vous allez toutes hurler à la pisseuse mais rappelons-nous que ce ne sont que des idées de grands-mères, réfutées par ma propre Grand-mère d’ailleurs). Ceci dit, cette bouée n’est pas pratique puisque faire pêter le bouton du jean ne suffit pas. Je galère pour m’habiller alors que ça ne se voit pas encore. Et de dos on ne me reconnait pas ! Et j’en profite pour annoncer ici que nous ne demanderons pas le sexe de ce bébé de printemps, ce sera la surprise jusqu’au bout. Tous vos pronostics sont les bienvenues J.

Un bidon qui est sorti assez tardivement, la semaine dernière pour ainsi dire. La faute à mon utérus rétroversé peut être, je ne sais pas. Je peux encore largement le cacher avec une blouse et un jean (quand j’arrive à le fermer). Je n’assume pas encore le haut moulant au boulot, je ne l’ai pas annoncé à beaucoup de personne (et je ne compte pas le faire hihi). Il va falloir vite que j’assume pas contre parce que là ça devient compliqué pour m’habiller..

Des douleurs ligamentaires un peu dingues par moment. Je ne connaissais pas du tout pour ma 1ère grossesse. Les 2 1er mois c’était tous les jours, H24, plus ou moins fortes mais toujours très désagréables. Depuis ma 12ème semaine ça va mieux. Certains jours c’est violent, d’autres totalement absent. Et même si on sait que c’est normal parfois ça fait flipper !

Des sauts d’humeur (ou de mauvais humeur plutôt) assez impressionnants à partir de la 7ème semaine (entendre mon mec respirer à côté de moi pouvait me faire devenir aigrie. Oui c’est pas un mythe ! ). Encore aujourd’hui, moi qui n’ai déjà pas beaucoup de patience, je ne supporte pas attendre plus de 2 secondes. Relou vous avez dit ?

Et les nausées ? J’ai cru crever de 7SA à 8SA, jour pour jour. Et c’est parti comme c’est venu. Quelques nausées ensuite en fin de matinée quand je commençais à avoir faim mais rien de très handicapant. Et depuis fin Août je n’en ai plus une.

Et le meilleur dans ces 9 mois de bonheur …

Un bébé que je sens déjà bouger. Mais UNIQUEMENT quand Papa met sa main sur mon ventre (encore un qui est fou amoureux de son Papa). Certains soirs je pose ma main 15 minutes sur mon ventre, rien ne se passe. Papa pose sa main, en 10 secondes je sens mon minuscule SpringBaby remonter à fleur d’utérus et là j’ai l’impression qu’il déplace mon utérus ! C’est encore assez particulier, comme une impression d’avoir un petit Alien qui bouge dans mes intestins mais qu’est ce que j’aime cette sensation. Et qu’est-ce que ça me rassure !  Maintenant j’ai hâte de le sentir se manifester tout seul, par un petit poc intérieur (avant qu’il ne refasse la déco de sa chambre in utero et me casse une côte à chaque mouvement).

 

Et nous dans tout ça ? C’est pas un mythe, une 2ème grossesse n’a rien à voir avec la 1ère. Il y a des jours où j’oublie presque je suis enceinte, j’oublie que je n’ai pas juste grossi mais qu’il y a un petit être là dedans. Il peut se passer plusieurs jours sans que Papa touche mon ventre alors que c’est un accro du bidon rond. Il y a des jours où je m’en veux un peu mais je sais qu’il sait. Il sait qu’on ne l’oublie pas, on l’a tellement attendu et espéré.

Et puis je lui parle déjà, chose que j’ai jamais réussi à faire avec SweetL. Je lui dis quelques mots, je ne lui raconte pas mes journée non plus, mais j’aime bien lui dire que je sais qu’il est là. Lui dire que je suis là, que je pense à lui.

Et surtout, pas tout le temps, la faute à la folie du quotidien, mais de plus en plus souvent je me sens en parfaite osmose avec lui, on ne fait qu’un, nous deux unis contre le monde. Comme si je le connaissais déjà un peu. Comme si on était déjà complice. Comme si on savait déjà l’un et l’autre que ce que nous vivons là personne ne pourra le comprendre.

Comme si on partageait déjà plus qu’un corps <3.

1er trimestre

 

Et ce dimanche 9 Juillet …

Nous sommes dimanche 9 Juillet. Chéri part ce matin pour 7 longs jours en Italie. J’ai quelques doutes mais je ne veux pas me faire de faux espoirs, j’ai trop été déçue pendant ces 11 mois qui me paraissent une éternité. C’est décidé, je ne testerai pas avant Jeudi si rien d’ici là.

Nous partons en vadrouille avec SweetL toute la journée, Mamy, copains, on rentre tard, il s’endort dans la voiture au retour. Pendant que je roule bien entendu une seule chose tourne en boucle dans ma tête. Je sens la pensée s’insinuer dans mon cerveau …. Non tu ne feras pas de test ce soir. On ne fait pas de test le soir. Jamais. C’est écris sur la boîte des tests. 1ère URINES DU MATIN !

J’arrive, je transvase SweetL de la voiture à son lit, il me baragouine un truc incompréhensible, je lui cogne la tête contre le montant de la porte (oui, 1 mètre à bout de bras ça dépasse !) … et je vais faire pipi. Dans les toilettes et sur rien du tout. « Allez, laisse tomber, tu vas encore être déçue ». Je vais chercher les affaires restées dans la voiture. Et là ça me frappe. Je préfère être déçue ce soir en louchant sur un test négatif plutôt que de tomber de haut en allant aux toilettes dans la semaine et découvrir mes règles.

Il me reste quelques gouttes de pipi au fond de la vessie, ça suffira… je fais pipi dans un petit pot. 3 gouttes au fond du pot. Je ne mets déjà pas toutes les chances de mon côté. Je trempe mon test dedans intimement persuadée que comme les quinze que j’ai pu faire au court de cette aventure celui-ci sera blanc comme neige, encore. Sur le sachet il est écrit 5 secondes mais sur les forums ils disent de laisser 15-20 secondes … 1, 2, 3, il s’imbibe 4, 5, 6 la barre témoin s’affiche. Seule. 7, 8 putain y’a une ombre là ? 9, 10 sérieux c’est une vraie ombre là !! Je sors le test du pipi, j’en fous de partout dans ma salle d’eau. … 11, 12 nan mais mec y’a une barre là (oui, j’ai passé la soirée à m’auto appeler MEC. Je vis dans un maison remplie de couillus, trop de testostérones ici).

Je me suis regardé dans le miroir, mon test plein de pipi entre 2 doigts, sans trop le bouger, on sait jamais si la barre partait. Et là « PUTAIN MEC ! ». Il est positif. Il est POSITIF. Pour la 1ère fois de ma vie je tiens un test de grossesse positif avec mon propre pipi dessus !!

Pas une larme, pas un tremblement, mon cœur ne s’est même pas emballé.

J’ai envoyé un message à ma Copine IG . La seule à qui je pouvais en parler pendant ces 7 jours les plus longs de ma vie entière.

Je me suis assise par terre dehors. Et j’ai attendu. J’ai attendu de réagir. J’ai attendu que les larmes viennent. J’ai attendu que mes battements de cœur s’emballent. Mais rien.

Bon, 1h après je suis retournée faire un nouveau test pour être sure que le 1er ne m’ait pas fait de mauvaise blague. La 2ème barre était là cette fois aussi.

Inutile de vous dire que la soirée a été très longue ! Que je n’ai pas trouvé le sommeil tout de suite. La grande angoissée que je suis a tout de suite pensée à « t’emballe pas, on sait pas si y’a un petit truc dedans, on sait pas si il va tenir … ».

Quand je repense à cette soirée, maintenant, j’en ai des papillons dans le ventre. ❤

TG

20 petites choses sur moi

Parce que cette chaine tournait sur instagram, je me suis prise au jeu et vous livre donc 20 petits trucs sur moi :

Petite j’étais boulotte. A 20 ans je me suis vraiment affinée et il y a encore 5 ans je pesais 49 kg. Aujourd’hui je pèse minimum 6 kg de plus, je ne rentre pas une cuisse dans mon ancien 34, j’ai des fesses trop grasses à mon goût, les bras qui commencent à pendre, et la taille moins marquée mais je me préfère 1000 fois comme ça.

Je parle mal. Je me suis nettement améliorée depuis que je suis Maman mais je suis cette fille qui peut choquer une tablée de 10 mecs avec une simple phrase. Et j’assume ! (et j’en joue aussi, j’avoue).

Avec mon amoureux nous sommes ensemble depuis 12 ans. Avant lui je n’ai eu qu’un « 1er amour » à 15 ans …. qui a duré environ 4 jours « lol ». Quelques copains ensuite, mais rien de très sérieux.

J’ai toujours été très compétitrice et carriériste. Je ne sais pas « jouer » sans être là pour gagner (ne joue surtout jamais au jungle speed avec moi, tu risques d’y perdre un œil), je ne sais pas faire quelque chose sans enjeu et je ne lâche jamais, un vrai pitt bull.

Je ne sais pas vivre sans avoir de « projet ». Un bébé, un voyage, une maison, un travail, si je n’ai pas de carotte ou que je ne sais pas pourquoi je me lève le matin, je suis en dépression.

Je suis très capricieuse. Si je veux quelques chose c’est tout de suite. Je ne supporte pas qu’on me dise non, à l’image d’un enfant de 3 ans. Avant je le prenais pour moi, maintenant j’ai compris que parfois les gens n’ont juste pas envie de faire ce que je voudrais qu’ils fassent.

Depuis toute petite je vénère les cheveux longs. Après être passé par quelques désastres capillaires, à 30 ans passés, il aura fallu une grossesse pour changer la nature de mes cheveux et enfin avoir ce dont je rêve depuis 20 ans !

Je suis hyper rancunière. Si tu me blesse vraiment par un acte ou une parole, je vais le ruminer pendant des jours/semaines/mois. Et vu que je suis aussi très susceptible, je suis facilement véxable. Certains diront « relou », je préfère dire « sensible ».

Rien ne me fait peur dans le quotidien de la vie. Heureusement que mon mec est beaucoup plus raisonné que moi sinon j’aurai fait pété mon sterilet quand SweetL avait 9 mois, je serai partie à l’autre bout du monde aux 18 mois de SweetL qui n’enchainait pas plus de 3h de sommeil consécutif, on aurait acheté un entrepot en ruine pour y fabriquer de nos mains une maison, bref, je pars dans tous les sens parfois !

Je n’aime pas les légumes ! Si je pouvais me nourrir exclusivement de pâtes je serai la plus heureuse.

Avant je ne voulais pas entendre parler d’enfants. Maintenant j’en voudrais 3 ou 4, quand je vois ces grandes tribus ça me fait rêver. J’aurai même voulu avoir des enfants rapprochés mais… c’est loupé !

J’ai grandi avec ma Maman et mon beau père, mon père était un grand adolescent qui ne prenait pas ses responsabilités et qui s’occupait de moi quand il n’avait rien d’autre à faire. Son manque de psychologie m’a énormément fait souffrir. « Et ben ma fille, tu vas finir par faire pêter les coutures de ton maillot de bain à ce rythme » J’avais environ 6 ans, je me rappelle encore dudit maillot de bain et je me souviens avoir passé 1h à « nager sous l’eau » pour cacher mes larmes. Je me suis promis que jamais mes enfants ne souffriraient de ce manque (de considération / d’amour / de présence rayer la mention inutile).

On rêve avec chéri de partir faire un tour du monde en van avec nos enfants. On le fera un jour. Peut être pas un tour du monde. Peut être pas pendant 2 ans. Mais on le fera.

Je suis une grande nerveuse. Je dors avec une goutière car je passe la nuit à grincer et me limer les dents. Je me lève régulièrement avec des courbatures aux mâchoires

J’ai 4 demi-frères. 1 demi-frère maternel avec lequel j’ai grandi, 1 demi-frère paternel qui a 13 ans de moins que moi et avec lequel je n’ai jamais vecu et 2 demi-frères par alliance que je ne connais que depuis 12 ans. Moi qui rêvait d’avoir une sœur c’est loupé !

Je déteste mes jambes et plus particulièrement mes genoux et mes cuisses devenus gras à souhait depuis je me suis encombrée de 18kg pendant ma grossesse

j’ai fait 15 ans d’équitation avec concours et tout le bazar et j’ai arrêté du jour au lendemain car je n’ai pas supporté la pression qu’on me mettait et je ne savais pas gérer mon stress #teamflipette

Mon job ne me fait plus rêver depuis que SweetL est là, je rêve de reconversion et je rêve d’un boulot qui a du sens dans ma (la) vie

J’ai passé 15 ans de ma vie en vacances à l’autre bout du monde chez mon père qui a vécu à Mayotte de nombreuses années. L’Océan Indien n’a plus de secret pour moi.

 

Et voilà 🙂

Coeur sur vous, et bonnes vacances !

 

 

 

 

 

Ah tiens, le bonheur !

Après des semaines, des mois de galère avec un SweetL débordant de mauvaises ondes nous avons enfin trouvé l’apaisement depuis quelques semaines. J’espère que de l’écrire de nous portera pas le mauvais œil parce que PUTAIN que la vie est douce avec un enfant « normal ».

Ouais, elle l’a écrit. Un enfant NORMAL ! Un enfant qui ne se tape pas la tête par terre pour une banane cassée en deux, un enfant qui ne hurle pas à vomir au mot « dodo », un enfant qui oublie vite le non grâce au moindre tour de passe passe détournant son attention.

Parce que oui le début d’année a été difficile. Oui j’ai passé des semaines à pleurer chaque soir me demandant ce qu’on avait de mal pour qu’il ait si peu d’estime et de confiance en lui. Oui je suis allée bosser le matin en pleurant toutes les larmes de mon corps pendant mon petit trajet de 10 minutes. Oui je lui ai hurlé dessus des choses horribles quand au bout de 3h de lutte acharnée il ne dormait encore pas alors qu’il était épuisé. Oui je me suis dis que nous allions consulter quand dans ses crises de nerf je ne pouvais même pas le regarder ou le toucher parce que j’étais trop méchante, parce qu’il ne m’aimait pas ou parce qu’il ne voulait que Papa. Sincèrement, oui, je me suis dis qu’on était de mauvais parents. Oui, je me suis dit qu’on avait foutu sa vie en l’air et que jamais il ne réussirait à gérer la moindre émotion.

 

Aujourd’hui, il nous arrive un truc totalement dingue et certains mots sont apparus chez nous comme par magie comme « d’accord Maman ».

Maman, je peux faire ça ? Non mon lapin. D’accord Maman.

La première fois ça fait bizarre. Je suis restée interloquée, bouche ouverte, à regarder mon Homme les yeux ébahis. Mais on s’y fait vite. On s’en délecte vite.

Et puis depuis qu’il a trouvé l’apaisement, il y a moins de monde dans sa tête ce qui lui permet de mieux comprendre ce qui s’y passe. Au lieu de hurler, de me dire pousse toi Maman t’aime pas moi, il me dit de sa petite voix « Papa manqué moi, trop manqué moi ». Et un simple « Papa revient dans un dodo mon bébé, ça sera vite là » réussi à l’apaiser pour s’endormir.

Le matin, pour aller à la crèche, à la phrase totalement anodine mais devenue si problématique « SweetL, donne-moi la main » j’ai comme réponse une petite main toute douce qui se tend vers moi et qui me sert fort. Et on arrive à la crèche comme ça, main dans la main, on ne transpire pas, on n’est pas tout rouge, on ne se crie pas dessus, ma tresse est encore en place. Et là je vois en nous toutes ces Mamans qui me faisaient rêver il y a encore quelques semaines. Je suis cette Maman. Et je suis tellement fière d’être cette Maman. Alors je lui dis que je suis fière à chaque fois que sa petite main attrape la mienne. Fière de lui, fière parce qu’il est grand et raisonnable, fière parce que tout ça nous rend tous plus heureux.

Voilà, je pourrais vous en faire une liste longue comme le bras de ces petites choses qui ont rendu notre quotidien si doux, si beau, si agréable. Je vais vous épargner un déballage de bonheur inapproprié.

Mais à toutes les Mamans qui arrivent trempées à la crèche et qui en repartent en pleurant. A toutes les Mamans qui ont plutôt envie de se jeter sous un bus plutôt que de rentrer chez elle retrouver l’enfer du 18/20h. A toutes les Mamans désespérées. Ca va venir, je vous le promets. Le bonheur, l’apaisement, ça va venir. Persévérez.

Certaines périodes difficiles sont compliquées à gérer, pour eux comme pour nous, elles sont épuisantes, on a envie de baisser les bras, on a envie de renoncer. Mais à grand coup d’amour, si on ne lâche rien, vous allez l’avoir votre petit bonheur.

PS : Si dans 2 mois je reviens vous voir en vous disant que je n’en peux plus, rappelez le moi svp !

PS 2 : SweetL est sous traitement homéopathique qui, je le pense sincèrement, nous a vraiment aidé. Je n’y croyais pas une seule seconde mais il faut l’admettre, quand on arrête, il redevient infecte, quand on recommence, il s’adoucit comme un agneau …

LIAM coeur

 

Aux alentours de 20h

Il y a 12 ans, aux alentours de 20h, notre vie commençait. 
Nous étions des bébés. Moi, juste 20 ans, je n’avais jamais eu de vraie relation amoureuse. Lui, juste 23 ans, était beau comme un dieu, était la gentillesse incarnée, il avait une voiture de grand et il était gentleman. Apres des semaines à apprendre à se connaître on devenait un « nous ». 

Des années à s’aimer à distance à 200 km l’un de l’autre, on etait étudiants. Des années à s’aimer par texto la semaine et à se retrouver tous les week end. 

On réussi enfin à vivre dans la même ville. On finit par s’installer ensemble. On a une vie d’étudiants, on fait les grands, et puis on finit par s’éloigner l’un de l’autre. On a plus 20 ans. 

Un jour, sans qu’on s’en aperçoive, un fossé commence à se creuser. Un jour, sans qu’on ne réagisse, nos chemins se séparent. On commence à grandir chacun de notre côté, on fait des erreurs. 

Un jour tout s’effondre. Il y a 7 ans, aux alentours de 20h. Nous avons pris l’autoroute à contre sens. Nos chemins sont trop éloignés pour qu’on retrouve le bon. 

Une descente aux enfers. Mon monde qui s’effondre.

Des larmes intarissables, une Maman qui redevient mon essentiel, pour pleurer, pour l’entendre me dire que tout ira bien. Des amis qui deviennent indispensables pour combler ce vide que je n’arrive pas à affronter. 

Chaque minute seule me semble être un nouveau coup de poignard. Je ne mange plus, je pers du poids, je bois beaucoup pour tout vomir avant, enfin, de réussir à m’effondrer d’épuisement. 

Chaque matin je me réveille en espérant que ce cauchemars n’était qu’un mauvais rêve. Chaque matin je déchante et me rappelle que j’ai bel et bien perdu mon âme soeur. Ma moitié, mon partenaire de vie, mon ami. Perdu. 

Quelques médocs et une force de caractère trouvée je ne sais où m’aident à remonter la pente. Je réussi à sortir la tête de l’eau, je réussi à redevenir la femme forte que j’étais, à ne plus être qu’une ombre de moi même. J’ai mal mais il faut avancer. On se sépare réellement physiquement quelques semaines plus tard, nouvel appart de célibataire, nouvelle vie de célibataire, ma vie n’est pas celle que je m’étais choisie mais j’essaye d’en tirer le meilleur. 

La fête. Je ne fais que ça pour oublier que dans mon coeur tout est froid. Il serait mort que je ne serai pas plus triste, à la seule différence que la colère m’aide à tenir debout. Ma maman m’a dit « quand la colère sera passée tu seras à nouveau triste puis ça sera l’apaisement ». 

Mais jamais je ne l’ai trouvé l’apaisement. C’était Lui et aucun autre. J’ai cherché un « autre » mais aucun n’était lui. 

Et puis un jour je vois son nom dans ma boîte mail. Mon coeur sort par ma bouche, mon estomac descend de 40 cm dans mon corps. Il prenait des nouvelles. Il me souhaitait un joyeux Noël.

Je fais la forte, je fais illusion. Tout va bien pour moi, je suis heureuse. 

Et puis les semaines passent, nous nous écrivons, nous nous croisons, nous nous voyons. 6 mois. 6 mois à se tourner autour. Comme deux adolescents. 

Moi je ne veux pas. J’ai peur. Peur d’être à nouveau déçue par la vie, peur de Lui rouvrir mon coeur et de m’effondrer à nouveau. Ma maman, toujours elle, me dit « si c’est lui alors il faut essayer. Ne lui ferme pas ton coeur par fierté car ça, tu le regretteras toute ta vie ». 

Voila comment 9 mois après, notre 2ème vie à deux commençait. 

On a mis des mois à redevenir ce « nous ». 

On a réappris à se connaître. 

J’avais l’impression d’avoir retrouvé mon amoureux que je croyais mort à la guerre. 

J’ai mis des mois, des années, à guérir ma blessure. Je lui avais promis que je ne ferais pas semblant. Je lui avais promis que jamais je ne lui reprocherait rien. Alors j’ai pris mon temps. On a pris notre temps pour se reconstruire encore plus forts qu’avant. Parce que cette fois, je le savais, plus rien ne nous détruirait. Cette épreuve nécessaire nous a fait réaliser que c’était « nous » et personne d’autre. Malgré les difficultés de la vie. Malgré les épreuves. 

Il y a 12 ans, aux alentours de 20h, notre 1ère vie commençait. 

Aujourd’hui ca fait 12 ans que je sais que j’ai trouvé mon âme sœur. 

L’éclaircie après la tempête 

Celles qui me suivent sur Instagram le savent, ces 4 derniers mois ont été très éprouvants pour nous 3 avec un SweetL plus que difficile. Une année 2017 qui débutait pourtant bien et puis un Papa qui est parti 1 semaine en déplacement. Et la, le début du tunnel. 3 mois de nuits absolument horribles avec entre 3 et 10 réveils par nuit. Un passage dans le lit de grand plus que chaotique avec une visite nocturne dans notre chambre toutes les heures. Un grand bébé qui souffre d’une peur de l’abandon surdimensionnée, un petit garçon en détresse totale, des parents au bout du rouleau. 
« Et t’as essayé l’homéopathie? » 

Je n’y crois pas et pourtant… Ca ne coûte rien. Il faut trouver une solution pour l’apaiser. 

6 semaines plus tard je peux enfin dire qu’on a retrouvé notre enfant. On avait oublié à quel point la vie peut être douce à ses côtés. 

Moi qui certains soirs avait peur de rentrer du travail, peur de l’état dans lequel j’allais le trouver, peur de vraiment toucher le fond tellement je m’inquiétais pour lui. Aujourd’hui je cours de nouveau chaque soir pour le retrouver. Pour le retrouver lui, sa joie de vivre, sa bonne humeur. 

Enfin, son rire retenti de nouveau dans notre maison. Enfin, son sourire a pris la place des larmes et des cris de frustration. Enfin, on est de nouveau une famille épanouie. 

On a, je pense, vécu un terrible two poussé très loin. On a été pas loin de toucher le fond, moi surtout, maman angoissée on ne se refait pas. On a peut être gâché sa vie avec une seule petite erreur? Et si il était encore comme ca en grandissant, comment va-t-il survivre dans notre monde? 

Et un matin… apres quelques nuits « moins pires »…. « non mon Loulou, tu ne peux pas faire ca ». D’accord Maman. 

Il m’a dit d’accord. Il a accepté ce « non » et est parti faire autre chose. 

Depuis ce matin la, nos journées sont rythmée par son humour dont nous sommes des plus grands fans, sa malice qui nous fait sourire et nous empli de fierté, son rire si communicatif, ses yeux plein d’étoiles à chaque fois qu’on lui dit qu’on est fiers de lui. 
Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus de crise. Quand la pression commence à monter c’est qu’il est l’heure d’aller se coucher. 

Aujourd’hui on arrive à détourner son attention d’un objet convoité interdit en 2 secondes et une petite phrase.

Aujourd’hui on lui dit NON sans que cela déclenche une guerre nucléaire.
Aujourd’hui on vit tout simplement. Fini la survie, on vit tout court. Et on souffle aussi… 
Que la vie est facile quand on ne s’angoisse pas chaque jour qui passe pour le bien etre mental de son enfant.
J’écris cet article pour me souvenir. Me souvenir qu’au bout du tunnel il y a toujours la lumière. Me souvenir que dans ces périodes de tourmente il y a toujours l’apaisement à la clef, quelque part. 
Est ce l’homéopathie? Est ce cette dernière molaire qui a fini par percer? On ne le saura jamais. Mais on savoure… 
Je sais que dans quelques jours, semaines ou mois nous serons de nouveau confrontés à une période « difficile ». SweetL fonctionne comme ca, pas phase, par cycle. Mais je ne veux pas oublier, quand cette nouvelle phase arrivera, qu’elle repartira comme elle est venue. 
Que je t’aime mon Lapin quand tu es épanoui. Que j’aime vivre à tes côtés. Que j’aime te voir grandir.